Pour mon avant dernière étape tour du monde, je suis allée me perdre dans la région de Morogoro en Tanzanie ! Le but était très simple : aller m’immerger dans une tribu Maasaï pendant plusieurs jours pour réaliser un nouveau documentaire. L’aventure a été exceptionnelle et tellement forte en émotion et en découverte. Je vais tenter à travers cet article de vous faire partager ce que j’ai vécu en vous expliquant comment fonctionne cette culture dont je ne connaissais rien avant de partir ! Je vous partage ici mon aventure, dans ce village, avec ces Maasaï, cela ne veut pas dire que c’est partout exactement pareil !

 

 

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Arrivée dans le pays depuis le Kenya

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Pour arriver en Tanzanie et plus particulièrement à Morogoro, ça a été toute une aventure ! Comme j’étais au Kenya avant, j’avais décidé de passer par la frontière terrestre pour éviter de prendre (et payer) un nouvel avion. J’ai donc regardé sur internet et trouvé qu’il existait bien un bus qui allait de Mombasa jusqu’à Dar Es Salaam. Bon, moi j’étais à Diani Beach soit plus au sud que Mombasa et je ne voulais pas aller jusqu’à Dar, ce qui n’a pas aidé! J’ai réussi à acheter mon ticket de bus pour seulement une quinzaine d’euros en négociant d’être prise au passage à Ukunda. Le bus est passé vers 7h du matin et c’était parti ! Le trajet jusqu’à la frontière était très rapide bien que l’état des routes n’est pas des plus fous surtout que c’était inondé! Premier poste frontière, celui du Kenya pour tamponner ma sortie du territoire, évidemment sans problèmes. Puis je vais au second poste frontière, celui pour rentrer en Tanzanie (pendant ce temps le bus attend tout le monde). Je dois prendre mon sac pour le passer dans un scanner, on me demande de l’ouvrir pour regarder ce qu’il y a dedans puis je passe à la deuxième étape : une première vérification de mes papiers. Toute fièrement je tends mon passeport et là on me demande ma preuve de vaccination contre la fièvre jaune. Clairement, je ne l’ai pas, vu que je n’ai pas fait le vaccin.

 

 

Le vaccin est recommandé mais pas obligatoire si vous venez d’un pays où la maladie n’existe pas (la France par exemple) mais il est obligatoire si vous venez d’un pays où elle existe, comme le Kenya évidemment! A ce moment là je me suis dis trois choses : 1) je vais devoir payer un vaccin qui coûte cher 2) je vais devoir me faire injecter un vaccin dont je ne veux pas et 3) je vais mettre tout le monde en retard et le bus va partir sans moi. Je me retrouve dans une petite pièce avec ce qui semble être un médecin ou en tout cas le mec qui s’occupe de prendre ton argent et te mettre une piqure dans le bras, et une dame qui vient de se faire vacciner. Je commence à discuter avec le médecin en lui faisant comprendre que je n’ai aucune envie de payer ni d’avoir ce vaccin. Le gars commence à me dire que je n’ai pas le choix, ce sont les règles. Je commence donc à m’y résoudre. Mais, la dame dans la pièce me dit « mais non, discute avec lui, tu verras ». Je crois donc comprendre qu’il y a moyen de négocier.. Au final, le médecin, de lui même, me dit que si je lui donne 20 dollars (le vaccin en coûte 50 normalement), je peux passer sans le faire. Petit problème, je n’ai même pas 20 dollars sur moi, tout ce que j’ai ce sont des schillings Kenyans, l’équivalent de 10€ à peine. Je lui montre bien que c’est tout ce qui me reste dans mon porte monnaie et il accepte finalement de me prendre ça. J’arrive donc à passer le contrôle sans avoir à faire le vaccin et.. en ayant soudoyé sans le vouloir un médecin de la douane ! Je passe ensuite dans le bureau où les étrangers obtiennent leurs visas, c’est plutôt rapide on me demande juste où je vais, le petit formulaire à remplir et les 50€ en espèces à payer. On me donne mon visa et je retrouve enfin le bus, qui n’est pas parti sans moi!

 

 

Un nouveau challenge m’attend : je dois descendre du bus quand il va commencer sa route vers l’est alors que je veux rejoindre l’ouest. Je commence alors à discuter avec l’un des jeunes qui bosse dans le bus pour lui demander comment faire. Il m’explique alors quels petits bus je devrais prendre et combien ça me coûtera. Il me demande si j’ai de l’argent Tanzanien sur moi. Je n’en ai pas car je n’avais pas réussi à en trouver à Diani et le peu d’argent Kenyan que je pensais changer sur place, j’ai dû le donner au douanier. C’est alors qu’il me propose de me donner un peu d’argent. Je refuse car ce n’est pas du tout dans ce but que je lui avais demandé de l’aide. Mais il insiste et me donne 8000 schillings tanzaniens soit environ 3€. Ce n’est pas énorme mais pour ici ce n’est pas rien et puis le geste est adorable ! Je ne suis pas sûre qu’en France on donne aussi facilement de l’argent à un inconnu.. Mais bon, j’avais un nouveau problème de résolu ! Je suis donc descendu du bus quand il fallait, directement monté dans un autre, puis dans un mini-bus pour enfin arriver à Morogoro. Je n’avais pas de carte sim Tanzanienne donc pas possible de rentrer en contact avec Ibrahim, chez qui je vais me poser pour quelques jours. Je demande dans la rue le téléphone d’un tanzanien qui m’aide directement et réussi à contacter Ibra. Après un petit trajet en moto pour sortir de la ville je rencontre enfin mon hôte et découvre cette maison d’hôte toute mignonne dans les montagnes. L’aventure du jour se termine enfin! (et plutôt bien ) Me voici donc à Morogoro, en Tanzanie !

 

 

 

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Mon séjour dans le village de Parakuyo, quand, comment, pourquoi ?

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Si je suis allée me perdre à Morogoro et plus particulièrement chez Ibra, ce n’était pas pour rien. Ibra est en fait un Maasaï qui a rencontré il y a quelques années Fanny, une française. Depuis ils se sont mariés, ont eu un petit William et ont donc ouvert des chambres d’hôtes dans la montagne! Mais le village Maasaï d’Ibra est tout proche de Morogoro, sa famille et ses amis y sont encore et il y retourne souvent. Son mode de vie avec Fanny s’est évidemment bien modernisé mais il garde toujours son âme de Massaï et quelques traditions dans son quotidien. Ibra a surtout envie de faire découvrir sa culture authentique avec certains voyageurs et j’ai donc sauté sur l’occasion !

 

 

J’ai fait mon sac et suis donc partie à l’aventure avec Ibra, en direction de son village, Parakuyo. Avec ma caméra à la main car en plus de vouloir expérimenter et découvrir la vie quotidienne Maasaï, j’avais surtout envie de réaliser un nouveau documentaire pour partager cette étonnante culture ! C’était le but de mon tour du monde; réaliser des reportages dans chaque pays pour découvrir et faire partager avec ma communauté des informations sur les différentes cultures de notre planète.

 

 

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Alors qui sont les Maasaï ?

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C’est un peuple semi-nomade d’éleveurs et de guerriers que l’on retrouve surtout au sud du Kenya et au nord de la Tanzanie. Les Maasaï sont plutôt connus du grand public car leur territoire couvre de grands parcs nationaux où les touristes viennent faire des safaris. Mais leur mode de vie reste très traditionnel et ils vivent en quasi totale indépendance.

 

 

Le village de Parakuyo se trouve un peu perdu au milieu de nul part dans la savane Tanzanienne, à environ 2h de Morogoro. En arrivant j’en découvre le fonctionnement : quelques bâtiments centraux en dur, où depuis récemment certaines personnes de la ville se sont installées pour apporter et vendre des aliments ou des produits de premières nécessités. Puis, éparpillés autour de ces bâtiments, certains étant à plusieurs kilomètres, se trouve comme plusieurs « mini-villages » où habitent chaque famille. Une famille représente la plupart du temps un homme, le mari, avec ses nombreuses femmes et enfants. Chaque femme vit dans une case avec ses propres enfants.

 

 

Les cases sont construites avec des troncs d’arbres recouverts de terre et de bouse de vache qui sèchent et durcissent au soleil. Les toits sont faits de branches de palmiers séchées. Les lits sont des peaux de vaches tirées sur des planches de bois. La « cuisine » peut être définie par le feu qui est dans « l’espace commun ».

 

 

Il n’y a ni eau ni électricité dans les cases! La plupart des Maasaï essayent de s’implanter près d’une source d’eau : un lac, une rivière.. Dans quelques villages désormais le gouvernement aide les habitants en implantant un système de récupération d’eau dans le sol à l’aide de tuyaux et de robinets. Derrière cette action se cache une idée : pousser les Maasaï à ne plus être nomades, un problème dont je vais parler un peu plus loin dans cet article!

 

 

A savoir que les Maasaï boivent principalement le lait de leurs vaches pour s’hydrater ou de temps à autre ils font bouillir l’eau des sources pour faire du thé! Pour aller aux toilettes il faut se rendre dans le bush, la nuit c’est plus facile car la journée certains vont assez loins pour se cacher! Certaines familles ont depuis peu construit une toilette par « mini-village », similaires à des toilettes turques. Mais de ce qu’ils m’ont dit, ils n’aiment pas trop ça en fait. Pour se doucher même système, les enfants surtout se mettent tous ensemble près du robinet connecté à la source souterraine, les femmes attendent la nuit pour se rincer tranquillement et d’autres utilisent les petites cabanes où un robinet a été placé pour avoir un peu plus d’intimité.

 

 

Les Maasaï sont tous rasés de la tête pour une question pratique : pas de chaleur supplémentaire, pas d’entretien à faire, etc.. Ils portent tous la même tenue : un tissu couvrant leur corps, rouge pour les hommes (qui fait penser au sang et donc à la force des warriors), violet et bordeaux pour les femmes. Ils ont également les oreilles percées, souvent d’immenses trous car lors des cérémonies ou des moments importants, ils aiment se mettre beaucoup de bijoux pour se faire beaux. On peut aussi remarquer chez la plupart d’entre eux qui leur manque une dent de devant. Ils ont la tradition de faire ça au cas où ils tombent malade, grâce à la dent en moins on pourra toujours leur insérer de la nourriture s’il ne peuvent plus ouvrir la bouche! Je ne suis pas sûre de l’efficacité de la chose mais c’est une tradition chez les Maasaï !

 

 

 

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Polygames mais soudés

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Comme je l’ai dis précédemment, une famille représente un homme, ses  nombreuses femmes et tous ses enfants. On le remarque directement quand on rencontre des Maasaï; ils sont polygames et pas qu’un peu. Ils peuvent avoir 10 femmes, certains 20 voir 30 ! Il est inconcevable pour eux de n’être qu’avec une seule femme car ils n’ont pas le même rapport d’amour et de fidélité que nous connaissons. Ils ont du coup sans étonnement des dizaines d’enfants et c’est tout à fait normal pour eux. Les femmes tombent enceintes depuis leur plus jeune âge et jusqu’à ce que l’horloge biologique vienne toquer à la porte. Sachant que la plupart d’entre elles ne connaissent même pas leur âge exact. Les anniversaires ne sont pas souhaités dans la culture Maasaï donc ils oublient vite le chiffre qui nous suit au fil des années!

 

 

Les femmes ont tellement d’enfants qu’elles m’ont proposé de repartir avec certains d’entre eux! Bref, la notion d’amour n’existe donc pas comme on l’entend chez nous : ils ne se touchent jamais ou alors seulement pour créer un enfant, chacun dort séparément, chacun travaille de son côté, etc.. Une part d’amour, ou d’attachement en tout cas existe quand même mais seulement sous une forme totalement différente de chez nous. Ils ont beau être très nombreux dans chaque famille, si quelqu’un a un problème tout le monde se s’en concerné, ils ne se laissent pas tomber et restent soudés. Il n’y a pas de jalousie comme on le connaît, même entre toutes les femmes d’un même mari. Elles s’entraident, passent du temps ensemble, s’occuper des vaches ou de la nourriture ensemble..

 

 

Cette facette là était très particulière à découvrir pour moi car j’ai toujours cette pensée que l’amour et le rapport affectif et humain sont des choses fondamentales dans notre quotidien et notre bien-être. J’ai l’impression qu’on a besoin de romantisme, d’attention, de câlin et de bisous, de moments à deux.. Mais en fait c’est notre culture à nous qui nous a appris ça!

 

 

Sur les réseaux sociaux quelqu’un m’a dit « Une fois qu’on lit ça un milliard de questions viennent en tête. Est-ce qu’il y en a qui expriment être tombés amoureux ? Est-ce qu’ils peuvent tomber amoureux? Ne ressentent-ils jamais une attraction profonde et bouleversante pour quelqu’un? J’ai l’impression que c’est un sentiment incontrôlable qui peut arriver à tout être humain.(& je ne suis pourtant par une grande sentimentale) Mais peut être que vu qu’ils ne le connaissent pas, ils n’y pensent pas et ça ne leur arrivent pas? C’est totalement troublant ! ». Ce genre de pensée et de réflexion sont vraiment géniales ! Et en effet je pense que comme tout être humain certains peuvent ressentir ça (même s’ils sont rares) mais le truc est qu’ils ne peuvent pas mettre des mots dessus, ils ne savent pas ce que ça veut dire ! Si personne ne t’apprend qu’avoir le ventre serré quand tu vois quelqu’un ça s’appelle l’amour, tu ne le saura jamais! Sachant qu’ils ne connaissent pas tous ces sentiments que nous avons, il y a certaines questions auxquelles on ne peut même pas répondre sur le sujet..

 

 

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Le bétail, la chose la plus importante à leurs yeux

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Il y a une chose qui est bien plus importante que les femmes ou les enfants aux yeux des hommes Massaï; leur bétail ! Du matin jusqu’au soir ils ne pensent qu’à ça : leurs vaches et leurs chèvres. Ils partent tôt le matin avec leur troupeau pour trouver de bons pâturages et laisser les animaux manger tranquillement. Tout au long de la journée ils restent à les surveiller et à s’occuper de leur bien-être jusqu’au coucher du soleil où les bêtes doivent être rentrées au village pour permettre aux femmes de les traire ou faire des soins si besoin. Le bétail est aussi important car c’est ce qui leur permet de survivre : d’un côté par le lait et la viande qu’ils peuvent utiliser pour nourrir la famille et d’un autre par la vente des bêtes qui peut leur assurer un petit revenu !

 

 

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Chassés de leurs terres?

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Le mode de vie des Maasaï est entrain d’évoluer, mais contre leur gré. Ils sont de nature nomades, changeant de terre dès que le bétail n’a plus assez à manger, passant donc très souvent d’une région du pays à une autre. Mais le gouvernement tanzanien veut changer ça, en adéquation (apparemment) avec certaines grosses compagnies de voyage. Ils voudraient en effet les confiner dans des régions bien précises et les empêcher de migrer d’un endroit à un autre. Ils souhaitent aussi les délocaliser du Serengeti, terre pourtant sacrée aux Maasaï, pour pouvoir développer davantage les safaris et les aménagements touristiques. Pour se faire, ils empêchent par endroits l’accès à l’eau ou encore brûlent des maisons. Les Maasaï, n’ayant plus assez de bonnes terres pour faire vivre leurs troupeaux, font désormais face à la maladie et à la famine. Le village dans lequel j’étais n’est pas lui-même concerné par ces mesures, mais Ibra m’en a quand même beaucoup parlé.

 

 

 

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Femmes et hommes, chacun sa place

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La relation et l’égalité entre hommes et femmes est, chez les Maasaï, bien loin de ce que l’on connaît. Chez eux, chacun a sa place et on ne se mélange pas. Les hommes travaillent, s’occupent des animaux, d’aller au marché et de garantir la sécurité du village. Les femmes construisent les cases, fabriquent les bijoux, s’occupent des enfants et de la nourriture. Si la femme fait à manger pour tout le monde, elles mangent en revanche seulement entre elles et avec les enfants. Ce n’est pas dans leurs traditions de se mélanger aux hommes pendant le repas. J’ai pu observer ça en arrivant à Parakuyo. Ibra a voulu me tenir compagnie lors du repas au cas où j’avais besoin de lui, mais Samson, gênée, lui a demandé d’aller manger dehors! La relation de pouvoir entre l’un et l’autre est très présente. L’homme est clairement supérieur en terme de force physique et de puissance charismatique, n’hésitant pas à s’imposer contre sa femme. Cette dernière reste tout de même indispensable au bon fonctionnement de la famille car elle gère toute la partie « intendance ».

 

 

 

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(In)fidélité, excisions et rapports de force

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Un mari peut avoir 20 femmes, mais une femme ne peut avoir qu’un seul mari (whaaaat?). Enfin, à la vue de tout le monde. En réalité les femmes Maasaï m’ont dit qu’elles avaient souvent des amants mais que cela ne devait pas se savoir. A côté de ça, une fois qu’on est marié, on l’est à vie chez les Maasaï! Sauf extrême extrême exception, il n’existe pas de divorce. Peu importe la relation, quand on est avec quelqu’un, on le reste. Comme je l’ai expliqué plus tôt, la relation « amoureuse » est complètement différente de nous. Dans notre société on pense beaucoup au bonheur, au bien-être personnel, à sa qualité de vie et de relation amoureuse. On se rencontre, on se sépare, on trouve quelqu’un d’autre, on se marie, on divorce quand ça va plus, on se partage les enfants.. On ne retrouve certainement pas ça au sein de Parakuyo! Déjà, souvent, le mari de la jeune fille est choisi par la famille, ce n’est pas le « coup de foudre » qu’on attend tellement. Une fois que les deux futurs mariés sont choisi, l’homme doit offrir un certain nombre de vaches aux parents de la famille pour prétendre l’avoir. C’est pour ça que dans une famille Maasaï, il est parfois préférable d’avoir des filles, comme ça les parents recevrons de nouvelles vaches dès qu’ils pourront marier leur enfant. Alors que si ils ont beaucoup de garçons, ils savent déjà que ça va être difficile de s’en sortir.

 

 

Quand les enfants deviennent assez grands, vers l’adolescence en général, ils se font exciser et circoncire. C’est une tradition chez les Maasaï d’une part pour marquer le passage de l’enfance à l’adulte mais aussi pour prouver sa force au reste du village et devenir un guerrier pour les hommes. Cette pratique étant quand même très douloureuse, les gouvernements du Kenya et de la Tanzanie souhaitent l’interdire

 

 

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Mes ressentis, mon expérience

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Mon immersion chez les Maasaï.. que de choses à dire ! J’avais tellement envie de pouvoir vivre ce mode de vie et découvrir leurs coutumes. Je savais que ça n’allait pas être super simple et que j’allais clairement mettre une croix sur tout confort pendant 4 jours. Mais bizarrement et je n’arrive pas encore vraiment à l’expliquer, je me suis tout de suite adaptée à leur façon de vivre, comme si c’était normal pour moi. J’ai eu l’impression de faire partie d’une famille, d’être totalement à égalité avec ces être humains et de simplement partager un moment commun à leur manière. Oui j’ai dormi sur une peau de vache qui n’était pas le meilleur ami de mon dos, j’ai fait mes besoins dans le bush, je ne me suis pas vraiment lavé, j’ai mangé avec les doigts des aliments que je ne connaissais pas, etc.. Mais je n’ai pas ressenti ce choc de me dire “merde, dans quoi je me suis embarquée, vite que je rentre”.

 

 

A force de voyager je pense que ma capacité d’adaptation est devenue assez large, ce qui me permet de faire encore plus de choses ! Mon ressenti sur cette expérience c’est surtout un grand moment de partage.. J’ai passé mes journées à discuter avec les enfants, avec les parents, à découvrir leur quotidien, à s’amuser ensemble. Ils m’ont appris des choses sur leurs bétails et leurs traditions, je leur ai appris des choses sur le monde qui existe en dehors de leur village. Des moments très forts croyez moi ! Alors oui j’étais quand même contente de retrouver un vrai lit, une douche et autre chose que de l’Ougali à manger, mais je n’ai pas attendu avec impatience que mon expérience se termine. J’avais envie de profiter à fond de chaque moment et de chaque personne.

 

 

Toutes ces informations engagent ma propre expérience et ce que j’ai appris dans le village de Parakuyo au fil de mon immersion ! Certaines choses peuvent légèrement être différentes selon les villages et les régions. 

 

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