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Après avoir quitté le Japon, j’avais très hâte de découvrir le Sri Lanka pour la suite de mon tour du monde ! Je savais que cette culture allait me plaire même si je ne savais pas à quoi m’attendre. Mon instinct ne m’a pas fait défaut, je suis tombée amoureuse de cette petite île. Un dépaysement total, des rencontres hors du commun et des paysages magnifiques à découvrir. Un bel endroit pour en apprendre davantage sur le bouddhisme aussi. Voici l’itinéraire en détail de mon road trip au Sri Lanka.

 

sri lanka carte

 

LE SRI LANKA | SOMMAIRE

(Cliquez directement sur un lieu pour y accéder ou faites défiler l’article en entier pour tout lire.)

FICHE D’IDENTITE
COLOMBO
ANURADHAPURA
MIHINTALE
SIGIRYA
POLONNARUVA
KANDY ET NUWARA ELIYA
ELLA
UDAWALAWE
TANGALLE
MIRISSA
NEGOMBO
MON BILAN

 

 

| Fiche d’identité de l’île de Ceylan 

  • Le Sri Lanka (anciennement appelé l’île de Ceylan) compte plus de 22 millions d’habitants.
  • C’est une île située au sud-est de l’Inde, en Asie.
  • On y parle Singhalais et Tamoul, mais aussi très bien anglais.
  • La monnaie est le roupie Sri Lankais, 1€ = environ 190 roupies.
  • Il y a 3h30 de décalage avec la France (première fois que je vois la demie-heure apparaître!).
  • VISA : pour entrer au Sri Lanka il faut au préalable faire une demande d’ETA en ligne (site officiel, attention aux sites frauduleux), ça coûte 35$ et c’est valable 30 jours. Si vous avez besoin d’accompagnement ou d’informations sur ce visa, je vous conseille d’aller voir le site de Visa Mundi qui vous aide dans vos démarches.
  • ASSURANCE : Bien penser à souscrire à une assurance voyage avant de partir ! Avec la conduite très sportive des Sri Lankais, il vaut mieux être couvert. Pour un séjour d’un mois au Sri Lanka, je vous conseille de vous rapprocher de l’assurance “Cap Assistance 24h/24” de Chapka Assurances, qui vous couvre pour les séjours jusqu’à 90 jours partout dans le monde, rapatriement et assistance complète incluse. En passant par ces liens vous avez 5% de réduction. Et si vous êtes en tour du monde ou long voyage, le “Cap Aventure” sera votre meilleure option !

 

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| Arrivée à Colombo

J’atterris à l’aéroport de Colombo vers 22h. Avec une arrivée aussi tardive, j’avais réservé une auberge de jeunesse juste à côté. Après avoir très facilement passé la douane, j’ai un problème avec ma carte bancaire qui me permet de ne retirer que 10€. Sachant que mon auberge coûte 5€ la nuit, je vais devoir négocier un transport jusque là-bas pour 5€ également. Des Sri Lankais me disent que c’est trop tard pour prendre un bus, je ne sais pas si c’est vrai ou si c’est pour me pousser à prendre un taxi mais peu importe, j’ai juste hâte d’arriver et de dormir. Je négocie donc un taxi pour 5€, sachant que le trajet ne dure que 10 minutes. J’arrive dans ma petite auberge, prends une douche bien méritée et m’endors comme un bébé.

 

 

Le lendemain je décide de ne pas rester sur Colombo et d’aller directement découvrir le pays. Je veux donc prendre la direction d’Anuradhapura. Je découvre les bus bondés du Sri Lanka : j’arrive à peine à m’asseoir à côté d’un homme et cale mon gros sac comme je peux entre mes jambes. Je n’ai aucun espace et c’est très inconfortable mais pas d’autres choix. Surtout que je ne le savais pas, mais j’étais partie pour 5h de bus! En revanche je suis surprise du tarif, 350 roupies soit même pas 2€ pour ce long trajet.

 

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  • Les taxis depuis l’aéroport vont essayer de faire gonfler la note, négociez ou trouvez un bus à prendre si vous n’arrivez pas de nuit.
  • Bus Colombo – Anuradhapura, 350 roupies (2€) et 5h, beaucoup d’arrêt sur le bord de la route, demandez à quelqu’un si besoin.
  • Nuit au Trip N Chill Hostel, proche de l’aéroport : 5€ la nuit en dortoir avec petit-déjeuner, ils peuvent aussi s’occuper du transfert pour un bien meilleur prix que les taxis, n’hésitez pas à leur demander lors de la réservation.
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  • Achetez une carte sim directement à l’aéroport ou dans la rue (moins cher) : j’ai payé 150 roupies la carte sim + 950 le forfait avec 15 Go d’internet en 4G, soit un total d’environ 6€ le tout.

 

| Anuradhapura

J’arrive à Anuradhapura en début d’après-midi, un tuk-tuk me propose de m’emmener à mon hôtel pour 100 roupies (60 cents) depuis la station de bus. Je découvre mon hôtel, un peu excentré mais au moins j’ai une chambre privée pour seulement 5€ avec salle de bain. Ce n’est pas très propre ni chaleureux mais ça fera l’affaire pour deux jours. Il commence à se faire tard, je fais un premier tour dans les rues pour m’imprégner de l’ambiance Sri Lankaise et j’adhère déjà. Cette ville est un incontournable du Sri Lanka !

 

 

Après une bonne nuit de sommeil, je m’en vais parcourir la ville sacrée d’Anuradhapura à vélo. Je commence ma découverte par le Sri Maha Bodhi, l’arbre sacré de Bouddha. Je découvre cet arbre, les lieux de recueillement autour et rencontre des fidèles, jouant du tambour pour célébrer Bodhi. Dans leur habit traditionnel, ils sont très beaux et me racontent quelques anecdotes sur leur culture. Je croise une dame entrain d’allumer de l’encens qui me propose d’en allumer à mon tour en guise « d’espoir ».

Je me dirige ensuite vers l’imposant Ruwanwelisaya, censé contenir des reliques de Bouddha. On peut marcher tout autour librement, du moment où l’on enlève ses chaussures comme dans tout lieux sacré du bouddhisme. Durant le week-end il est possible de voir de nombreux fidèles vêtus de blanc et des moines vêtus d’orange, venir prier et faire des offrandes autour des temples. C’est assez génial de pouvoir observer ça !

J’ai fini mon tour de la ville sacrée par Thuparamaya et Jethavana Stupa. Il y a également Abhayagiriya Dagaba qui est sympa à voir. J’ai beaucoup aimé cet endroit surtout pour commencer mon voyage au Sri Lanka. Les gens sont tous souriants et bienveillants, ils ont envie de partager leurs croyances et leurs coutumes et les lieux sont tout simplement magnifiques.

 

sri lanka anuradhapura

 

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  • Entrée pour la ville sacrée, environ 3800 roupies, 20€. On peut aussi faire des donations à chaque temple pour participer à leur conservation et donner un peu d’argent aux personnes qui gardent les chaussures, ils ne le demandent pas mais c’est un bon geste à faire pour les remercier.
  • Nuit à Natural Park Hôtel, 5€ la nuit en chambre privée, assez excentrée mais bon endroit pour se pose.! Location de vélo dans l’hôtel : 400 roupies, environ 2€. Je conseille quand même d’aller autre part.
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| Mihintale

Je quitte Anuradhapura en direction de Sigyria et décide de m’arrêter à Mihintale, nouveau haut lieu du bouddhisme Sri Lankais. Pour y accéder il faut monter de nombreuses marches. Une fois arrivée en haut je décide de commencer ma visite par le Bouddha blanc géant qui est absolument magnifique. Dans la coutume, c’est un manque de respect de tourner le dos au Bouddha quand on prend une photo, pensez-y !

Je croise alors un moine, Oparatuna, avec qui je sympathise. Il me propose de m’emmener vers un lieu de méditation que les touristes ne connaissent pas forcément. Je le suis et en chemin il me raconte plusieurs histoires sur lui-même et sur l’arrivée du bouddhisme au Sri Lanka. C’est en fait dans ce lieu même qu’aurait eu lieu la rencontre entre Devanampiya Tissa et les émissaires d’Ashoka (Mahinda et Sanghamita) qui auraient importé le bouddhisme dans l’île. Nous passons un instant dans ce lieu de méditation, l’occasion pour moi de lui poser quelques questions sur sa religion.

 

 

Je continue ensuite à me balader pour aller admirer le « Maha Saya », un immense Stupa d’un blanc immaculé. Depuis là-haut on a une vue à 360 degrés sur les environs. Je redescends pour découvrir un dernier point de vue, le Aradhana Gala. La montée est compliquée, la roche est lisse par moment et les barrières pour se tenir sont en fer et donc brûlantes. Mais ça vaut le coup ! La vue est une nouvelle fois exceptionnelle, d’un côté la jungle à n’en plus pouvoir et de l’autre les stuppas et le Bouddha géant.

Je croise à nouveau Oparatuna, qui m’invite à manger avec lui dans le réfectoire du monastère. J’avoue être un peu gênée car je ne veux pas déranger mais il insiste donc j’accepte. Me voici à manger un plat typique avec un moine, qui comme la tradition le permet, utilise ses doigts à la place des couverts. Il est bientôt 14h et je ne veux pas trop traîner pour ne pas arriver tard à Sigyria. Il me fait aller dans sa chambre pour me donner son adresse mail et avant de partir, me demande si je ne veux pas rester un peu plus longtemps avec lui.

J’avoue ne pas trop comprendre ce qu’il veut jusqu’à ce qu’il me demande de me faire un câlin. C’est bien marrant car quelques minutes auparavant je lui posais justement la question de savoir s’il était possible pour un moine de se marier ou d’avoir une copine et la réponse était non, en tant que moine ils doivent apprendre à contrôler leur esprit et leurs pulsions. C’était un peu raté pour le coup ! Mais qu’importe, je pars finalement tranquillement après l’avoir remercié pour ces quelques heures d’échanges très forts.

 

mihintale sri lanka

 

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  • Bus Anuradhapura – Mihintale : environ 80 roupies (40 cents) pour 30 min de trajet.
  • Entrée pour Mihintale : 500 roupies (3€)
  • Bus Mihintale – Dambulla : 30 roupies (15 cents) 40 minutes de trajet.
  • Bus Dambulla – Sigyria : 50 roupies (30 cents) 20 minutes de trajet.

| Sigiriya

J’arrive à Sigiriya en fin de journée, le bus me dépose à 15 minutes de marche de mon nouvel hôtel. Je découvre un endroit charmant, caché dans la jungle, où je vais pouvoir poser mes affaires pendant trois jours. Je rencontre alors Severine, une jeune française vivant au Vietnam et nous passons la soirée ensemble à faire connaissance. Elle arrive même à me convaincre de l’accompagner le lendemain pour grimper en haut du Pidurangala Rock au lever du soleil. J’avoue que seule, je ne pense pas que j’y serai allée aussi tôt.

5 heures du matin, il fait complètement noir, nous commençons l’ascension à l’aide des lumières du téléphone. Pour grimper, il suffit de suivre les petits endroits éclairés. Ce n’est pas long mais ça grimpe pas mal et la dernière partie est un peu délicate. Même de nuit, la chaleur à l’effort est intense et la sueur est abondante. Nous arrivons pile au bon moment, les couleurs commencent à peine à arriver dans le ciel et c’est déjà superbe. On se pose face à ce majestueux spectacle et attendons simplement que le jour se lève. Le soleil pointe son bout du nez et c’est vraiment magique.

Bon, du monde nous a rejoins au fur et à mesure et nous sommes loin d’être seules mais il est quand même facile de trouver un endroit au calme sur cet immense rocher. Ca valait vraiment le coup de se lever aussi tôt ! Je pense qu’avec un bon coucher de soleil ça doit être tout aussi magique. La descente est bien plus facile que la montée, nous retournons à notre hôtel vers 8h du matin.

 

 

Nous prenons un petit-déjeuner bien mérité puis il est temps pour Severine de reprendre la route. Je décide donc de partir seule faire un tour à vélo dans la campagne. Je m’arrête près de ce qui semble être des rizières pour prendre des photos. C’est alors que Kullo s’approche de moi et commence à me parler. Je lui demande ce qu’ils font ici et il me répond qu’en effet, c’est pour cultiver le riz.

Il me propose alors de m’en montrer un peu plus et m’invite chez lui pour me montrer le riz ramassé et me faire rencontrer sa jolie famille. Un doux moment de partage qui m’a fait très plaisir ! Je reprends ensuite mon vélo pour aller près d’un lac et faire quelques images aériennes. J’aime beaucoup ce coin et la campagne est géniale à découvrir librement. Je passe dans le centre du village pour manger un bout puis retourne me poser un instant à l’hôtel avant de ressortir pour le coucher de soleil et la soirée.

 

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  • Nuit à Dambula Homestay : 5€ en chambre privée avec salle de bain, terrasse et petit-dej. 
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  • Aller retour en tuk-tuk depuis l’hôtel jusqu’au rocher à 5h du matin : 700 roupies pour 2 (4€)
  • Entrée pour Pidurangala Rock : 500 roupies (2€50). Même si certains gardes disent que le site n’ouvre qu’à 7h, si vous arrivez avec un tuk-tuk le monsieur qui s’occupe des tickets sera déjà là pour vous faire rentrer (et payer).

| Polonnâruvâ

Je quitte Sigiriya au matin pour prendre un bus direction Polonnâruvâ. Je me retrouve dans un bus bondé de monde, obligée de rester debout pendant 2h, à tenter de ne pas tomber à cause de la conduite très sportive des chauffeurs Sri Lankais. Ce n’est pas le meilleur moment à passer pour moi mais bon. Je pose mes affaires dans ma nouvelle petite guesthouse où le patron est absolument adorable, puis décide de louer un vélo pour aller me balader.

Qu’on se le dise, à Polonnâruvâ il n’y a qu’une seule chose à faire : visiter la cité sacrée. Un conseil, prenez un vélo car le site est immense. Il faut commencer par prendre son ticket au musée (obligatoire, des gardes me l’ont demandé à chaque poste de contrôle), qui raconte beaucoup d’histoires sur le bouddhisme et sur le triangle culturel ( qui regroupe Kandy, Polonnaruwa et Anuradhpura et inclus aussi Dambulla et Sigiriya).

L’ancien royaume de Polonnâruvâ (ou Polonnaruwa) s’étend sur 122 hectares. Les ruines sont bien entretenues et nichées dans une nature abondante où l’on croise des dizaines de singes et de vaches. A travers une balade à vélo sur le site, on peut y découvrir les restes du Palais Royal, plusieurs temples, statuts et reproductions de Bouddha. J’avais lu partout que le site était souvent bondé de monde, mais je n’ai croisé quasiment personne. Le site est très beau, je ne regrette pas de l’avoir découvert en chemin.

 

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  • Bus Sigiriya – Polonnâruvâ, environ 100 roupies, (60 cents) pour 2h de trajet (il y a deux bus à prendre).
  • L’entrée pour la cité sacrée est à 3800 roupies (20€).
  • Une nuit dans la guesthouse Osheen Family coûte environ 7€. Elle est vraiment bien, le gérant est très sympa, les chambres sont spacieuses et très clean, le petit-déjeuner est inclus et on peut louer des vélos pour 300 roupies (1€50).
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| Kandy & Nuwara Eliya 

Je quitte Polonnâruvâ au petit matin pour prendre la direction de Kandy. Mon hôte de la veille vient tout juste de m’apprendre que d’ici quelques jours, les sri lankais vont célébrer le nouvel an tamoul. Le 14 avril sera un jour férié, tout sera au ralenti et pendant plusieurs jours les transports vont être bondés. Me voilà prévenue. Je pars donc très tôt pour prendre un bus et arrive à avoir une place assise. Heureusement car à peine quelques arrêts plus tard, des dizaines de personnes sont montées et ont dû rester debout pendant tout le trajet.

On a mis plus de 4h à rejoindre Kandy avec tout le trafic qu’il y avait. Une fois arrivée, je me pose directement dans mon auberge de jeunesse, qui pour le coup ne me plaît pas vraiment. J’avoue qu’entre tous les trajets, cette nouvelle ville qui ne me plaît pas du tout à première vue et cette auberge pas très propre et pleine de moustiques, je craque un peu. Un nouveau coup de blues dans mon tour du monde où j’aimerais, à ce moment précis, être un peu chez moi avec mon entourage. Je prends quand même le temps d’aller faire un tour en ville mais le temps est assez pourri, ce qui n’aide pas.

Je rentre et rencontre deux américaines dans ma chambre. Nous faisons connaissance et elles me disent prendre un train très tôt le lendemain pour aller dans les montagnes. Ce n’était pas du tout prévu mais je décide de faire de même. Nous voici donc le lendemain à 6h du matin en direction de la gare, sachant que ça va être très compliqué d’avoir une place dans un train à cause du nouvel an. Et en effet, le train arrive et je vois même de gens accrochés à l’extérieur, c’est impressionnant ! Impossible pour nous de monter pour le moment, un garde nous dis alors d’aller dans le wagon pour les gens qui ont réservé leur place il y a longtemps, en attendant de pouvoir nous insérer dans celui pour les “dernières minutes“.

Je profite bien de ces quelques minutes assises sachant que ça ne va pas durer. En effet, quelques arrêts plus tard, l’un des gardes nous pousse littéralement au milieu de la foule déjà dense dans le wagon d’à côté. Je me retrouve collée à des Sri Lankais, dans le compartiment qui sépare les wagons et qui est donc plutôt instable et surtout sans vraiment d’air. Je suis à ce moment-là sure que les 5h à venir vont être géniales.

Mes jambes ont bien souffert, mon corps tout entier aussi en fait. On suait à en suffoquer, ça bougeait dans tous les sens, on arrivait à peine à voir les jolis paysages qui défilaient dehors. J’ai pu trouver un nouvel ami à force d’être collée à lui : Prasad. Nous avons bien rigolé ensemble et ça m’a aidé à passer le temps aussi. Lui et ses amis sont descendus au même endroit que moi, on a pu partager un tuk-tuk ensemble pour rejoindre la ville de Nuwara Eliya (la station de train étant un peu plus bas dans la montagne).

 

Première journée complète à Nuwara Eliya, c’est le jour de l’an Tamoul. On entend des pétards éclater aux quatre coins de la ville. Je pars me promener dans la ville et la découvre sous toutes ses coutures : le parc Victoria, le lac Grégory, l’hippodrome. Chaque coin de la ville était animé, rempli de familles entrain de profiter de la journée, c’était vraiment chouette de découvrir ça. J’aurai vraiment aimé être dans une guesthouse de locaux à ce moment pour vivre cette journée avec eux, mais ça n’a pas été le cas. Dommage! J’ai bien profité de cette journée en marchant pendant des heures jusqu’à ce qu’il se mette à pleuvoir.

Pour ma seconde journée je vois qu’il y a une cascade bien connue dans la ville, la Leap’s lover. On peut y accéder en prenant un tuk-tuk puis en marchant une grosse demi-heure, mais j’ai décidé de marcher tout du long pour passer à travers les petites rues de la ville et j’ai bien fait. J’ai pu découvrir une autre réalité du Sri Lanka, un peu plus loin de l’oeil touristique : des bidonvilles, des “maisons” les unes sur les autres, des endroits vraiment plus pauvres. Mais toujours avec des gens aux sourires énormes. Au final une belle récompense au bout de cette marche avec une superbe cascade au milieu des arbres et des plantations de thé.

 

 

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  • Le train de Kandy à Nuwara Eliya coûte environ 180 roupies en seconde classe, (1€) pour 4h30 de trajet. Il faut s’arrêter à la station “Nuno oya” puis prendre un tuk-tuk ou le bus.
  • Le bus entre la gare et la ville ne coûte que 30 roupies (15 cents) et le tuk-tuk au moins 500 roupies (3€).
  • Le bus de Polonnâruvâ à Kandy coûte moins de 200 roupies (1€).
  • Une nuit à Heart of the city hostel à Kandy coûte 5€ en dortoir, bien situé mais je ne recommande pas plus que ça.
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  • Une nuit à Sapu’s Mountain breeze à Nuwara Eliya coûte environ 15€ en chambre privée. Très bien situé et très bonnes chambres.
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| Ella 

J’ai décidé de prendre à nouveau le train pour rejoindre Ella, ville perchée dans les montagnes. J’espérais avoir moins de monde que la première fois, mais non. Les wagons étaient blindés mais cette fois je ne me suis pas fait piégée, je suis montée la dernière pour avoir une place près de la porte et voir l’extérieur. C’était bien plus chouette de voir les montagnes et les plantations de thé. J’ai même fait ami ami avec des Sri Lankais qui m’ont laissé m’asseoir sur les marches, les jambes à l’extérieur du train.

 

 

Pour découvrir Ella je décide de louer un scooter pour la première fois de mon voyage. Avec les grosses pentes d’ici, je n’ai pas tellement envie d’avoir à pédaler un vélo. Je commence par aller plus au sud de la ville, pour trouver la cascade Ravana Falls. Cette cascade est immense, séparée en plusieurs chutes d’eau, mais très connue dans le coin. Il y a foule sur le pont qui en donne la meilleure vue et pas vraiment possible d’en avoir une autre malheureusement. En tout cas la route pour y aller est superbe, on voit la vallée et toutes les forêts.

Après cette cascade, je décide d’aller au Nine Arches Bridge. Essayez de vous caler sur les horaires de trains pour en voir passer un sur le pont quand vous y êtes. Les horaires se trouvent en ligne ou demandez à la gare directement. Je suis descendue directement sur les rails, c’est totalement safe. Les Sri Lankais savent que c’est un lieu connu et quand les trains arrivent, vous allez entendre des coups de sifflet à n’en plus pouvoir. J’ai pris quelques photos du pont et un train est enfin passé, c’était génial car il passe tout proche !

 

 

Je me suis arrêté à Ella pour manger ce que j’aime le plus ici : un kottu roti aux légumes. Puis j’ai conduit pendant 45 minutes pour aller trouver les Dunhinda Falls. La route est superbe avec des plantations de thé, quelques rizières et toutes les montagnes alentours. Il faut bien suivre le GPS pour trouver l’entrée ou demandez aux personnes dans la rue, tout le monde saura vous guidez si vous demandez “waterfall?“. Depuis l’entrée il faut environ 20 minutes de marche pour l’atteindre. A la fin il y a une succession de marches avant d’arriver à une plateforme d’où on a une vue imprenable sur la cascade qui est très puissante et super belle.

Il est aussi possible de descendre plus bas en prenant un petit chemin à droite de la plateforme, ce n’est pas long mais selon le vent on peut se faire un peu mouiller par les embruns. Le retour fait bien suer en remontant les marches mais faites une pause dans une échoppe pour boire un verre. Sur la route du retour j’ai fait plusieurs arrêts pour admirer les alentours avant d’aller manger dans un très bon resto à Ella, où les kottus et les chocolate rotis sont des tueries.

 

 

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  • Le train de Nuwara Eliya à Ella coûte 110 roupies (60 cents) en seconde classe pour environ 3h de trajet.
  • L’entrée à la cascade Dunhinda coûte 200 roupies (1€) pour les touristes.
  • La location d’un scooter est à 1500 roupies (8€) la journée (on peut trouver pour plus cher, peu-être pour moins aussi), un plein essence coûte dans les 400 roupies (2€).
  • Une nuit à Udayanga Guest and Pub coûte environ 10€ en chambre privée.
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| Udawalawe 

Je quitte Ella pour Udawalawe. J’arrive au milieu de l’après-midi, il y a des festivités dans le village avec de la musique et les gens qui dansent. Je suis venue ici pour faire un safari, dans un des parcs nationaux réputés pour observer les éléphants sauvages. J’avais un peu peur du prix mais le patron de ma guesthouse me propose 4h de safari au lever du soleil pour 5500 roupies, environ 28€. C’est en dessous de ce que je pensais donc j’accepte.

On part le lendemain au lever du soleil, notre guide s’occupe des formalités à l’entrée du parc et nous voilà partis à la recherche des éléphants. Nous n’étions que deux dans la jeep, ce qui était vraiment chouette pour prendre les photos librement et on s’est souvent retrouvés seuls face aux animaux. J’ai cru halluciner en voyant les éléphants pour la première fois, totalement en liberté, sans touristes sur le dos, sans chaînes autour des pattes. J’ai vu des papas, des mamans, des bébés, des énormes familles, certains passant même très proches de nous. J’ai vraiment vécu un rêve!

 

udawalawe

 

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| Tangalle

Au petit matin je prends un bus pour rejoindre Tangalle. Je pose mes affaires dans ma nouvelle guesthouse qui est toute mignonne et surtout près des plages. Je prends le temps de manger un bout avant d’aller retrouver l’océan, le sable et les cocotiers. Les côtes ici sont superbes : d’un côté les belles plages et de l’autre les pêcheurs qui font leur travail. Je marche les pieds dans le sable sans trop savoir où aller et tombe par hasard sur une place au bord de l’eau où les gens sont entrain de danser et de jouer.

Je rencontre des Sri Lankais qui m’expliquent que ce sont encore des festivités du nouvel an. Je reste là un moment pour regarder tout ça, comme d’habitude tout le monde me regarde car je suis la seule étrangère ici. Mais ce ne sont pas des regards gênants, il suffit de rendre un sourire et le visage des gens s’illumine automatiquement. Je retourne ensuite vers la plage pour le coucher du soleil, qui était superbe.

 

 

Pour découvrir Tangalle je décide d’aller louer un scooter. Je compte y aller tranquillement et ne pas me presser, mais en soit les alentours peuvent se faire assez rapidement. Je prends la route en direction de Turtle View à Rekawa. On est censé pouvoir y voir des tortues assez facilement. Sauf que, une fois n’est pas coutume, ça ne sera pas le cas pour moi car la mer est plutôt déchainée et avec les vagues qu’il y a, peu de chance que les tortues soient au bord de l’eau et trop dangereux pour que j’aille dedans. Un peu déçue mais le coin est superbe quand même : de longues plages désertes, des centaines de cocotiers près du sable…

Je marche un moment le long des plages avant de tomber sur “Rock Pool“, une piscine naturelle dans les rochers. Malgré les vagues ça à l’air assez safe d’y aller et plusieurs Sri Lankais sont d’ailleurs entrain de se rafraîchir dedans. Je me baigne un peu mais je dois dire qu’avec la chaleur extérieure et l’humidité, l’eau n’est pas assez froide pour faire du bien. Je passe un long moment ici, à rencontrer de belles personnes et à profiter des alentours avant de rentrer.

 

 

Je prends ensuite la route en direction de l’ouest pour trouver Talalla Beach. C’est grâce à Pauline du blog WorldElse que j’ai découvert cet endroit parfait pour se relaxer. La plage est longue avec très peu de touristes et les vagues sont fortes mais pas dangereuses. Pour terminer ma journée, je suis allée au Blow Hole, un endroit où la mer passe à travers un trou dans les rochers pour former comme un mini geyser. J’en ai déjà vu plusieurs dans d’autres pays et celui-là est plutôt pas mal quand une grosse vague arrive. Une plage non loin de là me permet d’admirer un superbe coucher de soleil.

 

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  • Les bus depuis Udawalawe via Embipilitya coûtent 200 roupies (1€).
  • L’entrée au Blow hole coûte 250 roupies (1€50) pour les étrangers.
  • La location de scooter coûte environ 1000 roupies par jour (5€).
  • Une nuit à Saman Homestay coûte 10€, superbe guesthouse avec un petit-déjeuner de folie. Très bien situé, gérants adorables, grandes chambres, proche des plages et un petit restaurant bien sympa juste à côté.
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| Mirissa

Après Tangalle je continue ma découverte de la côte sud avec Mirissa. Un tout petit village très touristique au bord de la plage, mais tout de même un bon endroit pour se poser un instant. J’ai trouvé une guesthouse super sympa pour me poser, proche des commerces, d’une plage et d’un arrêt de bus. La plupart des choses à voir ici sont des plages. J’ai décidé de me balader grâce au réseau de bus cette fois et non avec un scooter. Tous les endroits sont bien desservis et les bus sont à un prix dérisoire.

En une journée voici mes petits coins découverts dans les environs : Ahangama et ses pêcheurs sur pilotis, Midigima, ses plages et sa jolie avancée de sable en face de l’hôtel “La baie enchantée“, Weligama et sa longue plage avec des surfeurs et quelques pêcheurs, Walgama avec Polhena Beach, bon endroit pour faire du snorkelling et voir des tortues et de beaux poissons près de cette mini barrière de corail, et enfin si vous voulez pousser près de Galle, arrêtez vous au “bungee on the palm” près de Wijala Beach, se fameux cocotier où l’on peut se balancer face à la mer.

La plage principale de Mirissa est un bon spot pour le coucher de soleil et pour monter sur le “Parrot Rock“. Il y a plein de restaurants de plage pour manger local mais préparez-vous à payer bien plus cher que dans le reste du pays. Je conseille de venir à Mirissa dans les derniers jours d’un voyage au Sri Lanka et non dans les premiers, pour vous reposer de vos aventures.

 

 

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  • Le bus depuis Tangalle coûte 80 roupies (40 cents).
  • Se balader en bus autour de Mirissa ne coûte pas plus de 200 roupies (1€) pour tous les trajets cumulés.
  • Une nuit à Dana Guest Home coûte environ 10€, superbe guesthouse encore une fois. La chambre “deluxe” est la meilleure que j’ai eu de mon séjour, d’autant plus que le petit-déjeuner est trop bon.
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| Negombo

Je n’ai pas grand chose à dire sur Negombo car il n’y pas grand chose à faire. C’est juste un très bon endroit pour terminer son séjour au Sri Lanka je trouve. L’endroit est tranquille, il y a une longue plage pour profiter encore un peu avant de partir et c’est la ville parfaite pour les couchers de soleil au dessus de l’eau. La rue parallèle à la plage est assez touristique avec plusieurs restaurants, de nombreux hôtels et la possibilité de faire des excursions. C’est ici que j’ai pris le temps de me faire tatouer pour garder un souvenir d’une partie de mon tour du monde.

Negombo est surtout un bon endroit pour se poser avant de prendre l’avion car la ville est bien plus proche de l’aéroport que Colombo. Les tuk-tuk n’arrêteront pas de vous proposer de vous amener à l’aéroport, disant qu’il y a très peu de bus ou qu’ils ne déposent pas à côté. Si vous êtes deux ça peut valoir le coup, si vous arrivez à le négocier dans les 600 roupies. Mais sachez qu’il y a bien des bus depuis le terminal de Negombo, qui vous emmènent proche de l’aéroport pour 20 roupies. Ensuite il faut grimper dans une des navettes qui vient de Colombo et qui dépose aux pieds de l’aéroport, ou bien marcher.

 

 

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| Mon bilan sur le Sri Lanka

SEULE ?

Je pense que le Sri Lanka est un voyage à double tranchant : ça passe ou ça casse. Déjà si vous voyagez en tant que femme seule, soyez préparée au fait qu’on va beaucoup vous regarder, qu’on va tenter de vous draguer et que certains regards pourront vous paraître lourds. Il faut juste le savoir à l’avance et l’accepter. Comme j’ai pu le dire pour des pays comme le Kenya ou le Maroc par exemple, je ne pense pas que le Sri Lanka soit un bon pays pour voyager seule si on n’a jamais eu d’expérience de ce genre de voyage auparavant. Le choc va être un peu trop dur et peu complètement affecter notre vision du pays.

Mais si vous êtes une habituée du voyage solo, le Sri Lanka ne pose pas de problème selon moi. Les gens sont adorables et les infrastructures bien développées pour le tourisme.

 

LA PAUVRETE ?

La pauvreté et certaines conditions de vie peuvent faire mal au coeur. Il faut s’y attendre, beaucoup de gens n’ont pas d’argent, beaucoup de gens sont à la rue et certains sont bien marqués par la vie. Quand on s’éloigne un peu des endroits touristiques on s’en rend rapidement compte et il est nécessaire de voir ce visage là du pays aussi. Il ne faut pas croire que tout est rose parce que c’est ce qu’on nous montre dans des tours arrangés.

 

AU FINAL ?

Moi personnellement, j’ai adoré le Sri Lanka! J’ai souvent lu sur internet des témoignages de femmes pour lesquelles le Sri Lanka avait été une très mauvaise expérience. Pour moi elle a été très bonne, surement parce que j’en garde toujours le meilleur et je ne défini pas un pays par les infimes mauvaises impressions que je peux avoir de temps à autres.

En tout cas, le Sri Lanka en mode sac à dos c’est absolument génial. Plein de personnes m’avaient dit “prends un chauffeur, défini bien ton itinéraire avant de partir“, mais non merci, ce n’est pas ma façon de voyager. Je suis partie seule, sans rien prévoir. J’ai pris mes logements au fur et à mesure, je me suis déplacé avec les bus locaux, j’ai mangé dans les boui-boui de la rue et je suis allée à la rencontre des gens. J’ai eu l’impression de découvrir le “vrai” Sri Lanka et ça restera l’un des plus forts voyages de mon tour du monde. Je ne peux que vous conseiller d’y aller, d’aller découvrir sa superbe culture et ses paysages magnifiques!

 

J’espère que cet article aura pu vous aider dans l’organisation d’un voyage ou d’un road trip au Sri Lanka. J’ai essayé de vous partager autant les immanquables de ce pays, que les endroits un peu moins touristiques. Maintenant, vous savez quoi faire au Sri Lanka !

 

Découvrez d’autres destinations : La Suisse | Le Kenya | Le Maroc

 

 

 

Une petite note ?
 
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