Gravir le Kilimandjaro, c’est une aventure qui fait rêver, mais qui soulève aussi beaucoup de questions. Est-ce que c’est difficile ? Faut-il être très sportif ? Quel itinéraire choisir ? Et surtout : comment mettre toutes les chances de son côté pour atteindre le sommet ? J’ai tenté l’ascension du Kilimandjaro par la voie Machame et au-delà des paysages incroyables et du défi physique, j’ai surtout vécu une expérience intense et humaine. Dans cet article, je vous partage mon retour d’expérience le plus honnête possible, ainsi que tous mes conseils pratiques pour préparer son ascension. Que vous soyez en pleine préparation ou simplement en train de rêver à ce sommet mythique, ce guide est là pour vous aider à aborder le Kilimandjaro de manière plus sereine et plus consciente.
LE KILIMANDJARO | SOMMAIRE
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FICHE D’IDENTITE
DIFFÉRENTES VOIES
MON RÉCIT D’ASCENSION
QUESTIONS RÉPONSES
| Fiche d’identité
- La Tanzanie compte presque 60 millions d’habitants et sa capitale est Dodoma (mais la ville principale est Dar Es Salaam).
- On y parle Swahili et plutôt bien anglais.
- Il existe plus de 120 tribus différentes (et tout autant de dialectes).
- La Tanzanie est située en Afrique de l’est, frontalière avec le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, la RDC, la Zambie, le Malawi et le Mozambique.
- La monnaie est le Schilling Tanzanien, 1€ = environ 3000 TZS.
- Le pays est assez pauvre et vit beaucoup du tourisme, particulièrement des safaris et des lodges.
- Dans certains de ses parcs nationaux on peut y trouver le Big five : lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle.
- Il faut un visa pour rentrer dans le pays. Disponible en ligne avant de partir ou directement à l’aéroport en arrivant (où il coûte 50€).
| Le Kilimandjaro, plus haut sommet d’Afrique
Dominant les plaines du nord de la Tanzanie, le Mont Kilimandjaro s’élève majestueusement à 5 895 mètres d’altitude, faisant de lui le plus haut sommet du continent africain et la plus haute montagne isolée au monde. Ce volcan endormi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, fascine autant par sa silhouette iconique coiffée de glaciers que par la diversité de ses paysages. En quelques jours d’ascension, on traverse plusieurs écosystèmes spectaculaires : de la forêt tropicale luxuriante aux landes d’altitude balayées par le vent, jusqu’au désert alpin menant au célèbre sommet d’Uhuru Peak. Il n’y a pas des centaines de montagnes à gravir en Afrique, mais le « Kili » comme on le surnomme est clairement un incontournable !
Pour découvrir tous mes articles sur la Tanzanie (safaris, voyage sac à dos, Zanzibar, etc)
| Différentes voies et différentes difficultés
Le choix de l’itinéraire joue un rôle essentiel dans la réussite de l’ascension du Kilimandjaro. Chaque voie possède ses particularités : paysages, durée, fréquentation, taux de réussite ou encore difficulté liée à l’acclimatation. Alors, laquelle choisir ? Voici des infos sur les plus connues.
Marangu | la route classique
La voie Marangu est l’itinéraire historique du Kilimandjaro et l’un des plus populaires. On la surnomme la “route coca-cola” car c’est la seule où l’on dort dans des refuges plutôt que sous tente.
→ Durée : 5 ou 6 jours Distance : environ 72 km Difficulté : modérée Type d’hébergement : refuges.
Les + : Confort supérieur aux tentes grâce aux refuges, logistique simple, itinéraire direct et bien balisé.
Les – : Moins de temps pour l’acclimatation, paysages moins variés et voie très fréquentée.
Machame | la plus spectaculaire
La voie Machame est aujourd’hui l’une des routes les plus populaires (c’est celle que j’ai choisie). Elle est réputée pour la beauté et la diversité de ses paysages.
→ Durée : 6 ou 7 jours Distance : environ 62 km Difficulté : modérée à soutenue Type d’hébergement : camping
Les + : Paysages très variés (forêt, lande, désert alpin), bonne acclimatation grâce à un profil “monter haut, dormir plus bas”, bon taux de réussite.
Les – : Itinéraire assez fréquenté, certaines sections sont raides.
Lemosho | la plus progressive
La voie Lemosho est considérée comme l’une des plus belles approches du Kilimandjaro car elle commence sur les pentes occidentales, beaucoup plus sauvages.
→ Durée : 7 ou 8 jours Distance : environ 70 km Difficulté : modérée Type d’hébergement : camping
Les + : Très beaux paysages, faible fréquentation au début, excellente acclimatation, fort taux de réussite.
Les – : Plus longue donc plus chère, rejoint ensuite la voie Machame, donc plus fréquentée sur la fin.

Rongai | la plus sauvage
La voie Rongai est la seule qui aborde le Kilimandjaro par le nord, près de la frontière avec le Kenya.
→ Durée : 6 ou 7 jours Distance : environ 73 km Difficulté : modérée Type d’hébergement : camping
Les + : Beaucoup moins fréquentée, paysages sauvages, climat souvent plus sec.
Les – : Paysages un peu moins variés, acclimatation légèrement moins progressive.
Umbwe | la plus difficile
La voie Umbwe est la plus directe et la plus raide vers le sommet.
→ Durée : 5 ou 6 jours Distance : environ 53 km Difficulté : élevée Type d’hébergement : camping
Les + : Très sauvage, moins fréquentée, belle sensation d’aventure.
Les – : Montée très rapide, mauvaise acclimatation, taux de réussite plus faible, recommandée aux randonneurs expérimentés.
Alors, quelle voie choisir ?
Le choix de l’itinéraire dépend surtout de trois facteurs : le temps dont vous disposez, votre budget et votre expérience en altitude. Pour une première ascension du Mont Kilimandjaro, les routes Lemosho, Machame ou Marangu offrent généralement les meilleures chances de réussite grâce à une acclimatation plus progressive et à la diversité des paysages rencontrés. Gardez en tête que c’est avant tout une aventure humaine unique, au rythme des porteurs, des guides et des marcheurs venus du monde entier. On profite, on prend notre temps et on respecte la montagne !
Je vous donne plus d’infos pratiques dans la FAQ en fin d’article.

| Mon récit d’ascension, jour par jour (voie Machame en 6 jours)
Jour 1 | Machame gate (1800m) à Machame camp (2835m)
11km, 1000D+ 4h30 de marche. Principalement dans la forêt, pas de grande difficulté physique.
Arrivée à Machame Gate (1800m d’altitude) dans la matinée, mon guide était venu me chercher directement à l’hôtel. Je l’avais rencontré la veille pour faire un check de mon équipement et avoir les premières infos pour bien me préparer. Ommy est un tanzanien qui a ouvert son agence de voyage Omura Tour en 2020. Il a géré toute l’intendance et l’organisation pour mon ascension.
Le départ prend un peu de temps car il faut trier toutes les affaires, préparer ce que chaque porteur va avoir et gérer les papiers. Les porteurs doivent ensuite faire peser leur sac car ils ont droit à 20 kg maximum et c’est bien réglementé. Une fois que tout ça est fait, on peut récupérer le permis, signer un registre, mais comme il y a pas mal de monde qui arrive en même temps, ça peut prendre un moment. Finalement on a commencé à marcher à 11h30.


Environ 11km prévu en un peu moins de cinq heures. Pas de grande difficulté mais quand même 1000m de dénivelé. Pour cette journée on traverse une forêt humide très dense, absolument magnifique. Il y a de fortes chances qu’il pleuve dans cette zone selon là, et ça a été le cas pour moi. J’ai eu deux averses, il faut donc bien prévoir des vêtements pour la pluie et pour protéger le sac. C’est super impressionnant de voir les porteurs passer avec des sacs sur le dos et sur la tête ! Ils méritent vraiment tout notre respect.
Même si c’est une première journée assez cool, il ne faut surtout pas aller trop vite pour ne pas se cramer pour les prochains jours, donc prenez votre temps. Écoutez votre guide et gardez en tête que c’est un marathon et non pas un sprint. En route il y a quelques spots pour se poser et manger. Ommy m’avait pris une lunchbox c’était super bon ! On s’est posé dans la forêt pour manger tranquillement. Après une dernière averse on est finalement arrivé au Machame Camp (2850m d’altitude). Il est super bien agencé, sur plusieurs étages. Donc même s’il y a du monde, t’as pas l’impression que c’est le cas. En plus nos porteurs avaient réussi à avoir un spot avec une super vue. Tout était installé pour notre arrivée avec Ommy. Il faut s’enregistrer en arrivant et puis on fait notre petite vie.
Notre petit camp se compose d’une (très) grande tente pour moi toute seule avec un espace couvert pour mettre une table et me poser. Une autre grande tente qui sert autant de cuisine que de dortoir pour tous les garçons. Et une troisième mini tente pour les toilettes (il y a des toilettes partagées mais elles peuvent être très sales et loin des tentes. C’est honnêtement un luxe super appréciable d’avoir ses propres toilettes portables). Waziri, le cuisinier, m’a préparé à manger et c’était beaucoup trop bon. Bien fatiguée de cette première journée, je me suis mise au lit à 20h30. Super chouette feeling avec Ommy qui est très à l’écoute ! Et en même temps on se ressemble : on n’a pas besoin de parler tout du long, on profite des pauses et du soir pour ça et on reste concentré pendant la marche. Un réveil à minuit pour aller aux toilettes (en même temps avec toute l’eau que j’ai bu dans la journée..) et sinon j’ai super bien dormi.


Jour 2 | Machame Camp (2835m) à Shiva camp (3750m)
5km, 1000D+ 5h de marche. Pas trop de difficulté mais c’est bien pentu (même dénivelé pour moitié moins de kilomètres que la veille). Prendre un rythme doux et ne pas forcer car l’altitude passe de 2800 à 3800m.
Réveil en douceur à 6h (après m’être couchée aussi tôt, pas de problème pour me lever). L’équipe me fait un thé et m’apporte une bassine d’eau chaude pour me débarbouiller. J’avale un petit déjeuner copieux avant de préparer mes affaires pour la journée. Mon gros sac part avec les porteurs et je ne garde avec moi que ce sont j’ai besoin pour la journée (eau, nourriture, caméra, pull, médicaments..).
Départ sans pression à 8h, pas beaucoup de kilomètres aujourd’hui mais un bon dénivelé. Le but est d’arriver au prochain camp en début d’après-midi pour aller se balader dans les environs si le temps le permet. Je n’ai aucune douleur ni courbature de la veille donc ça me rassure. On se met en route, ça grimpe en effet assez fort dès le début mais en y allant doucement ça ne paraît pas si dur. On profite de quelques mini pauses pour admirer les jolies vues sur le Mont Meru et les villages en contrebas. La végétation change beaucoup de la forêt d’hier, la flore est bien plus basse et de moins en moins dense. Il y a pas mal de monde au départ entre les porteurs et les différents groupes donc ça bouchonne un peu mais ça se réparti mieux par la suite.


On avance bien, le but étant de manger en arrivant au camp. Et puis au bout d’une heure… il commence à pleuvoir ! Quelques gouttes au début et finalement, un orage éclate au dessus de nos têtes. J’avoue, je n’étais pas super rassurée. Impossible de se mettre à l’abris alors on enfile les ponchos et k-way comme on peut. Comme il pleut beaucoup les cours d’eau gonflent rapidement et il faut jongler entre les pierres pour ne pas trop se mouiller. Arrive un passage un peu délicat où la roche n’est pas étroite, il faut faire doucement mais pas de dangers. Quelques gros rochers à passer, un peu glissants avec la pluie (je suis déjà trempée, je n’ai pas les meilleures affaires pour la pluie mais mon poncho me sauve à peu près le sac).
Tout d’un coup Ommy s’arrête et va voir un homme assis. C’est un porteur qui tremble de froid et a l’air d’avoir mal au genou. Il ne le connaît pas mais contrairement aux autres qui passent s’en s’arrêter, lui trouve ça normal de l’aider ! On a pris un moment pour le protéger de la pluie, faire en sorte qu’il mette des vêtements secs et je lui ai donné un Doliprane pour la douleur (ça avait l’air d’être juste le choc et non pas une grosse blessure). On a repris notre chemin sous la pluie diluvienne et après 5 bonnes heures de marche on est arrivé à Shiva Cave Camp (3800m d’altitude). Les garçons ont tout installé sous la pluie et j’ai enfin pu me déshabiller, me sécher et me mettre dans de bons vêtements secs. Meilleur moment de la journée (après le pipi je crois, je bois tellement d’eau pour rester hydratée que j’évacue des litres).

Comme on est arrivé en début d’après-midi on pouvait prendre du temps pour se poser et être tous ensemble avec l’équipe. Je suis restée un moment dans leur tente pour faire la cuisine avec eux, discuter et juste profiter ensemble. Des moments très importants pour moi qui voyage seule et aime tellement les rencontres. Le temps était trop menaçant pour aller se balader dans les environs des grottes comme Ommy avait prévu, alors je suis simplement allée marcher autour du camp. Trop chouette de voir toute cette ambiance ! Certains groupes chantaient et dansaient dans la bonne humeur, tout le monde se réunissait pour profiter de ce moment.
Au coucher du soleil la vue s’est un peu dégagée et j’ai pu voir les environs : les pics, le Mont Meru et enfin.. le sommet ! Complètement enneigé avec l’orage passé. C’était vraiment trop beau. J’ai repassé un moment avec l’équipe, ils se sont tous présentés à la caméra pour mon film de l’ascension et on a remangé ensemble sous leur tente. À 20h10 j’étais au lit, parfait.

Jour 3 | Shiva Camp (3750m) à Baranco Camp (3900m) en passant par Lava Tower (4600m)
7km, 4h et 900 D+ jusqu’à Lava Tower puis 3km, 2h et 700 D- jusqu’à Baranco camp. Premières difficultés avec l’altitude, bien gérer son rythme et son souffle, ne pas trop forcer. Ne pas se précipiter dans la descente non plus.
Réveil à 6h, je ne me sens pas trop fatiguée et la bonne surprise au réveil : on est au dessus d’une mer de nuage et le sommet est visible ! Ça fait plaisir de revoir quelques rayons de soleil (même si ça n’a pas duré). Petit déjeuner, préparation du sac et départ vers 7h. La première partie de la journée va nous faire prendre 800m d’altitude. Les paysages changent encore tellement. Ici c’est très volcanique, des roches bien noires, très peu de végétations, quelques arbres qu’on ne retrouve nul part ailleurs. Ça ne fait que grimper mais assez doucement donc ce n’est pas trop dur, il faut juste prendre son rythme avec l’air qui se raréfie.
Au bout d’un moment on arrive à la jonction avec Lemosho Route (où on rejoint les traces d’autres marcheurs qui sont partis de l’ouest du Kilimandjaro) puis il reste 45 minutes jusqu’à Lava Tower. Ça commence à se compliquer pour moi sur la fin de cette section car il a commencé à pleuvoir (évidemment) et j’ai eu du mal à trouver mon rythme sans m’essouffler (j’avais trop peur que mon souffle s’arrête totalement, je psychotais pour rien alors qu’il suffisait de ralentir un peu). On a fait une pause snack sucré avant la dernière montée puis je suis arrivée là-haut, trop contente. Je n’avais jamais été aussi haut en montagne ! Mon record jusque là était le Toubkal, au Maroc, avec 4167m d’altitude. Déjà bien fière de moi !


On passe une bonne demi heure là-haut pour s’acclimater (pause pipi nécessaire et encore un snack) puis on entame la descente. Bon j’avoue que redescendre pour remonter le lendemain n’aide pas au moral, on a un peu l’impression de faire deux pas en avant et trois en arrière. On perd environ 700m d’altitude sur des cailloux un peu glissants avec la pluie (oui car il a continué de pleuvoir tout du long). Avec mon vertige je ne suis pas très rapide en descente et encore moins quand je sais que je dois économiser mes forces. On a mis deux bonnes heures pour descendre. Il y avait quelques jolies vues par ci par là mais c’était principalement couvert. Sur les 20 dernières minutes on s’est pris une averse énorme. Je suis arrivée à nouveau complètement trempée et avec la vessie qui allait exploser.
Les garçons avaient déjà préparés le camp, je me suis tout de suite séchée et mise au sec. J’ai eu un petit retour négatif en pleine face avec un premier craquage. Je me suis posée dans la tente et j’ai pleuré un bon coup. La fatigue, le stress de pas réussir, le fait d’être seule et sans réseau. Il fallait bien que ça arrive ! J’ai mangé un bout et puis le temps étant toujours pourri je me suis posée car j’étais crevée et j’ai réussi à dormir un peu. Ça m’a fait du bien ! Réveil à 18h30 pour… manger. Puis de nouveau au lit à 20h30. Quelle vie ! J’espérais être en forme le lendemain car c’était la grosse journée de la semaine, suivie de l’ascension finale.

Jour 4 | Baranco Camp (3900m) à Barafu camp (4673m, camp de base)
10km, 8h de marche avec une pause à Karanga Camp au bout de 6km et 4h. Au total 1200 D+ et 500 D-
Grosse journée ! Réveil aux aurores pour partir à 7h du matin et on commence avec un sacré bout : le mur de Baranco. À peu près 400m de dénivelé positif sur une partie qui ressemble plus à de l’escalade qu’à autre chose. On range les bâtons et on sort les gants pour pouvoir s’accrocher à la roche. Tellement impressionnant de voir les porteurs passer par là aussi ! Vu qu’il y a pas mal de monde, on va dans tous les cas assez doucement donc niveau effort physique ça va, il faut juste être concentré pour faire attention où on marche. Il y a quelques passages un peu plus délicats mais les guides sont là pour aider. Même moi avec mon énorme vertige j’ai réussi à passer ! Par contre heureusement qu’il faisait soleil à ce moment-là, je n’imagine pas ce que ça doit être sous la pluie.

Une fois en haut du mur, on a une superbe vue sur les alentours. C’était totalement dégagé jusqu’au mont Meru avec une mer de nuages au loin. Petite pause bien méritée. Là où ça devient compliqué, surtout moralement, c’est qu’après avoir monté tout ce dénivelé, on le redescend derrière. D’abord une première fois puis on remonte doucement. Puis on redescend encore d’une traite pour avoir un dernier mur à gravir avant de rejoindre Karanga Camp. L’impression de monter pour redescendre plusieurs fois et donc de faire les choses pour rien alors que l’effort n’est pas minime à cette altitude est un peu dur à gérer. On arrive à Karanga Camp en fin de matinée.

À partir d’ici l’organisation change selon si on fait la voie Machame en 6 ou 7 jours. Pour moi qui le faisais en 6 jours, j’ai pu profiter d’une petite pause repas avant de devoir continuer mon chemin. Sinon on se repose l’après-midi, on dort à ce camp et on continue le lendemain. On a oscillé entre 3800 et 4200m d’altitude pour cette matinée.
Pendant ma pause le temps s’est gâté (évidemment) et la pluie est arrivée à nouveau. C’est cette dernière partie qui m’a un peu achevé alors que jusque-là mentalement et physiquement ça allait. Même après les 4 jours de marche je me sentais en forme. Mais ces 3 heures supplémentaires sous la pluie ont été très compliquées à gérer. Il a plu non-stop. J’avançais très doucement et ça continuait de monter fort. La dernière partie était à nouveau un mur et j’ai eu du mal à aller au bout. Mon corps était très faible, je ressentais les effets de l’altitude dans le ventre et avec des nausées. J’avançais péniblement un pas devant l’autre.
Arrivée à Barafu (4673m) vers 16h. Le camp est sur plusieurs étages donc le temps de trouver notre équipe il faut continuer à grimper et il pleuvait toujours des cordes. On retrouve finalement nos porteurs quasiment tout en haut et je me change directement pour me mettre au chaud. Je mange un bout et à partir de là il faut que je me repose au maximum pour l’ascension qui commence à minuit. À cause de mes nausées je me sens très faible et je me vois difficilement repartir donc j’espère que le repos va me faire du bien.
Je fais une petite sieste entre 16h30 et 18 heures. Je me réveille pour manger un bout et je me rendors (plus ou moins bien) entre 19 heures et 23 heures. À 23h le réveil sonne, Ommy vient me faire un briefing pour ce que je dois porter car il va faire très froid. Mais je dois aussi être la plus légère possible. Je bois un café, prends le temps de me préparer et à minuit on démarre !

Ascension finale | Barafu camp (4673m) à Uhuru Peak (5898m)
Sommet Uhuru Peak, 6km 1200 D+ et 6h de montée. Départ à 4700m d’altitude et arrivée à 5895m.
Il est minuit quand on prend le départ, on en a pour 6h de marche en pleine nuit. Il fait déjà bien froid, la lune éclaire les environs c’est super beau. On commence l’ascension « pole pole » comme ils disent ici : « doucement doucement ». À cette altitude on avance vraiment un pas après l’autre, au ralenti, d’où le fait que ça prenne autant de temps pour si peu de kilomètres. Ce qui est vraiment dur c’est le dénivelé car il est très fort et ne s’arrête quasiment jamais tout du long. Il y a pas mal de groupes pour cette nuit du nouvel an, mais ce n’est pas plus mal au final car ça oblige à aller vraiment doucement.
Chaque pas prend environ trois secondes. C’est dur à imaginer, mais c’est tout ce qu’on peut faire à cette altitude-là. Dormir un peu m’a aidé, mais je ne suis pas sûre de pouvoir aller jusqu’au bout. La première heure se passe plutôt bien. Mon corps suit et j’avance au fur et à mesure. On marche dans la neige et c’est particulier de grimper dans le noir, on ne se rend pas compte à quel point on avance. On voit juste les lumières des autres groupes au loin (qui sont à chaque fois en train de grimper toujours plus haut).

Au bout d’une heure je sens mon corps qui commence à faiblir très fortement. À partir de là c’est mon mental qui prend le relais car je n’ai vraiment plus d’énergie. Mais mon cerveau commande chaque pas pour continuer vers mon objectif ! J’ai réussi à tenir comme ça pendant deux heures et puis j’ai commencé à sentir des petits vertiges. Ça allait encore, mais je n’arrivais pas à savoir quelle allait être la limite entre le fait de continuer simplement avec le mental et celui d’atteindre un point de non retour où ma sécurité était engagée. Finalement, au bout de 3h30 de marche, soit un peu plus de la moitié de l’objectif, j’ai eu trois secondes d’absence totale. Je me suis vue partir, puis je me suis vue revenir et là j’ai dit stop.
Je connais mes capacités physiques, je connais mes capacités mentales et j’arrive à bien écouter mon corps pour savoir quand il ne faut plus pousser mes limites et à ce moment-là c’était le cas. Je me suis assise sur un rocher, j’en ai parlé à Ommy qui a été très gentil et très présent pour moi. Ça a été super compliqué dans ma tête d’accepter de ne pas pouvoir aller jusqu’en haut et en même temps le but n’était pas de me mettre en danger. Sachant que j’étais vraiment allée au bout de ce que je pouvais faire, je n’avais pas de regret à avoir. Je suis resté posée sur un caillou quelques minutes le temps de digérer ma décision et de pleurer un bon coup, puis il a fallu tout redescendre avant de mourir de froid.
Les deux heures de descente ont été très compliqué car j’avais toujours cette sensation de vertige et en même temps j’étais très fatigué, mais il fallait rester concentrée. Il fallait que je fasse attention à ne pas perdre l’équilibre. On est finalement retourné à la tente vers 5h du matin, tout était gelé avec le froid. Je me suis mise au lit et j’ai dormi pendant deux heures. J’avais une très forte nausée en m’endormant. Difficile d’accepter mon échec en ouvrant les yeux. J’ai pris un moment pour moi et toute l’équipe était aux petits soins.
Le sommet était totalement découvert, c’était super beau. Je voyais les groupes redescendre et j’essayais de ne pas être trop déçue. J’ai quand même pris le temps de me rendre compte de tout ce que j’avais fait et d’à quel point j’étais fière de moi. Mais aussi, fière d’avoir écouté mon corps pour m’arrêter au bon moment. Après un petit déjeuner et un début de matinée tranquille, on a repris la marche.


Si j’avais réussi l’ascension, on aurait d’abord atteint Stella Point, le début de la crête à 5730m d’altitude. On pourrait croire que le plus dur est passé à ce moment là car le plus gros du dénivelé est fait. Mais après tout l’effort déjà fourni et à cette altitude, chaque pas reste compliqué. Il reste encore une heure à tenir sur du faux plat. Puis on atteint le point culminant vers 6h du matin, au lever du soleil, le sommet Uhuru à 5895m. L’air est rare, le corps peut réagir violemment, mais la fierté doit prendre le dessus ! Les gens ne restent que quelques minutes là-haut, le temps de prendre une photo devant le panneau du sommet, profiter du moment présent et puis il faut redescendre : pour ne pas s’endormir, pour ne pas congeler et pour garder ses forces pour la descente.
Comptez environ 2 à 3 heures de redescente par la suite pour un retour au camp vers 9h du matin si vous avez commencez vers minuit. Petite pause au camp, un bon petit-déjeuner et il sera déjà temps de repartir. On peut choisir de se poser et dormir un peu mais ça peut être très compliqué de se relever ensuite.
Jour 5 | Barafu Camp (4673m) à Mweka camp (3100m)
7km, 3h et 1600D-
Après l’ascension, il faut enchaîner sur la redescente ! Et ce n’est pas si simple, car même si on perd de l’altitude, c’est quand même très prenant pour le corps. Les pieds et les genoux peuvent fortement souffrir d’une perte d’altitude aussi forte et dans la foulée du sommet. En tout cas les paysages sont superbes, il y a une mer de nuage face à moi et le sommet du Kilimandjaro dans mon dos. La flore change au fur et à mesure et on retrouve petit à petit ce qu’on a vu lors de la montée. Arrivée à Mweka Camp en début d’après-midi et repos pour tout le monde. C’est agréable de pouvoir se poser enfin, le corps en a besoin.


Jour 6 | Mweka Camp (3100m) à Mweka Gate (1650m)
9km, 3h et 1500 D-
Voilà la dernière partie de cette folle aventure ! Après une bonne nuit de sommeil, il faut continuer de descendre. On en a pour environ trois heures, principalement à travers la forêt. C’est très joli mais un peu redondant, surtout que c’est la fin de l’ascension et qu’on a plus l’objectif en tête, donc j’ai trouvé les derniers kilomètres très long. J’avais l’impression que ça ne terminait jamais. Aucune difficulté technique mais encore une fois, préservez-vous car la descente fait mal aux cuisses et aux genoux. Une fois arrivée au Mweka Gate on découvre le signe de félicitations pour l’ascension. Ommy va gérer la fin du permis et c’est ici qu’on peut demander le certificat d’ascension, qu’on soit allé jusqu’à Uhuru ou jusqu’à Stella Point.
Les porteurs sont déjà en bas. Ils ont de quoi se doucher et se changer. Il est temps de leur dire au revoir, de leur donner un pourboire et puis, le guide ou l’agence prend le relais pour nous ramener à notre hôtel.

| Mon bilan
C’était une expérience vraiment incroyable, je ne pensais pas que ça allait être aussi intense et en même temps les quatre premiers jours n’étaient pas si difficiles physiquement vu qu’on y va petit à petit. Mais la météo y joue beaucoup et les longues après-midi de pluie ont clairement joué sur mon moral et sur mon énergie. Je suis sportive de base mais je n’avais jamais fait un trek pareil jusque là. Je suis fière de moi car je n’ai pas eu l’impression de physiquement subir jusqu’à l’ascension.
Bon pour le coup cette fameuse ascension finale a été dure. Si vous prenez la voie Machame, je vous recommande quand même vivement de le faire en 7 jours et non pas en 6 comme moi, sauf si vous êtes vraiment habitués à ce genre d’efforts. Je ne me rendais pas compte de toute la difficulté des éléments extérieurs qui jouent sur notre propre forme physique. Mais en étant seule, le prix a beaucoup joué dans ma décision.
Malheureusement la quatrième journée a été compliquée à gérer avant l’ascension finale. Je pense qu’avec une nuit de repos en plus j’aurais pu aller plus haut. Je ne sais pas si j’aurais atteint le sommet mais je pense que j’aurais pu faire plus. Il faut vraiment s’attendre à avoir une ascension engagée physiquement et mentalement mais qui n’est pas impossible. Le plus important est d’écouter son corps, de pousser ses limites mais de savoir s’arrêter quand ça peut devenir dangereux pour nous (ou un proche). C’est aussi très important d’y aller doucement les premiers jours, même si on se sent en forme. De bien s’hydrater tout du long, de bien manger, de bien dormir et de faire attention aux potentiels symptômes du mal des montagnes que peuvent être les maux de tête, les saignements de nez, le souffle court ou dans mon cas, les nausées (avec ou sans vomissement).

| FAQ – Questions réponses utiles
Avec qui partir ?
Probablement la question la plus compliquée ! Car des agences pour gravir le Kilimandjaro il y en a des dizaines. Mon meilleur conseil : partir avec une agence que quelqu’un vous a personnellement recommandé car il / elle l’a testé et apprécié. Mon deuxième conseil : partir avec une agence locale pour avoir un réel impact positif sur place. Je n’ai rien contre les grosses agences et les tours opérateurs mais quand je vois les marges que certains se font alors qu’ils sont assis dans leur bureau en France ou aux États-Unis par exemple, ça me met hors de moi quand on connait les salaires moyens en Tanzanie. Je préfère toujours donner mon argent à ceux qui ont grandi sur place, qui se battent pour se faire une place et qui n’ont pas toutes les ressources marketing pour briller à l’international.
C’est pour ça qu’ici je vais vous recommander les yeux fermés de partir avec Ommy et son agence Omura Tour. J’ai rencontré Ommy grâce à une française qui habite à Arusha et qui me l’a conseillé après avoir voyagé avec lui. C’était devenu un de ses vrais amis et j’ai rapidement compris que je pouvais lui faire confiance. Ommy est génial, il fait attention à vous faire vivre la meilleure expérience possible et surtout, ancien porteur lui-même, il fait désormais attention à ses équipes et à leur bien-être.
Après cette belle expérience j’ai décidé de m’associer à Ommy pour le mettre en avant. Il a parfaitement organisé mon ascension, les prix sont justes et il est originaire d’Arusha ! Désormais, en contactant Ommy de ma part pour un trek sur le Kilimandjaro, vous me permettez de toucher une commission. Et ce n’est pas tout ! Vous avez vous-même droit à un chouette cadeau : un Welcoming Pack avec Tee Shirt + gourde personnalisée + bracelet tanzanien + petites surprises 😎 Pour ça, indiquez simplement que vous venez de ma part (Olivia, Le P’tit Reporter) quand vous contactez Ommy via Whatsapp +255 652 575 089 ou remplissez ce formulaire qui va directement dans ses mails.
Formulaire de demande de renseignements auprès d’Ommy (ça n’engage en rien :))

Quand partir ?
Les meilleures périodes pour gravir le Kilimanjaro sont :
Janvier à mars → plus calme, un peu plus froid
Juin à octobre → météo stable, plus fréquenté
À éviter :
avril / mai (grosses pluies)
novembre (pluies courtes mais fréquentes)

Quel prix ?
Compter en moyenne 1500 à 3000 € tout compris par personne (selon la durée, la voie, le niveau de confort et surtout la taille du groupe). Ça inclut les guides, les porteurs, les repas et les frais du parc national. Ça n’inclut pas les vols, l’équipement et surtout les pourboires.
Les frais fixes du Kilimandjaro (parc + camping) coûtent environ 900 à 1000$ par personne pour une ascension classique de 7 jours via la voie Machame. Ce sont des frais obligatoires imposés par le parc national et ils représentent plus de la moitié du prix total du trek. C’est surtout pour ça que l’ascension coûte chère et non pas parce que les locaux s’en mettent plein les poches, loin de là.
Quels pourboires ?
Les pourboires justement ! C’est une part essentielle du salaire de l’équipe qui vous accompagne. En moyenne, comptez 200 à 300$ par voyageur. Anticipez bien ce coût dans votre voyage car il fait une réelle différence pour les tanzaniens ! En général on donne 20$ par jour par guide et 10$ par jour par porteur (exemple pour la voie Machame ça donne 140$ par guide et 70$ par porteur, à se diviser selon votre groupe). Evidemment si vous ne donnez pas exactement ça ce n’est pas grave, dans tous les cas pour ne gêner personne il est préférable de donner tout en même temps à la fin, pour ne pas montrer qui a donné plus ou moins selon ses moyens.
Pour l’eau ?
J’avoue que j’avais peur de devoir marcher avec une tonne d’eau potable! Mais en fait c’est bien plus simple : il y a des sources tout au long de l’ascension et l’équipe s’occupe de tout ! Ils vont chercher l’eau dans des seaux (c’est très impressionnant car les sources sont parfois bien en contre bas..). Ils font ensuite bouillir l’eau de manière à qu’elle soit propre pour la consommation. Dès que vous avez besoin, vous remplissez vos réserves ! Prévoyez d’avoir un camel bag de 2 litres et une petite bouteille en plus pour tenir la journée tranquillement. Une fois arrivé au camp vous pourrez faire un refill pour le soir et pour le lendemain. Je n’ai eu aucun soucis par rapport à l’eau mais si vous voulez vous protéger encore plus, vous pouvez prendre des pastilles purifiantes à rajouter dans la votre.

Toilettes et hygiène ?
Une bonne question! Avant de partir mon guide m’a dit « je te prends les toilettes portables » je lui avais répondu que j’avais l’habitude de faire dans la nature et que ce n’était peut-être pas nécessaire, il m’a dit « tu penses que c’est un luxe maintenant mais tu verras là-haut » et honnêtement… il avait raison (évidemment). Dans chaque camp il y a des toilettes partagées mais elles sont très sales la plupart du temps, franchement elles ne font pas envie. Et puis surtout selon où vous êtes posés dans le camp elles peuvent être assez loin. Finalement je peux vous dire que me poser sur mes propres toilettes, autant de temps que nécessaire, en étant juste à côté de ma tente… c’était presque le meilleur moment de la journée. L’équipe gère aussi le papier toilette.
Pour ce qui est de l’hygiène vous vous doutez bien qu’il n’y a pas de douches chaudes sous lesquelles se détendre le soir. Il faut prévoir des lingettes et compter sur les bassines d’eau chaude que l’équipe nous prépare ! Ne pas oublier de prendre une petite serviette compacte et du gel hydroalcolique pour la journée.
Que prendre ?
On peut louer pas mal de choses sur place mais si vous préférez utilisez vos affaires, préparez vous un bon sac. Vous aurez votre gros sac avec vêtements de rechange et affaires de couchage qui sera transporté par les porteurs (pensez à avoir un sur sac de protection contre la pluie, ils les mettent toujours dans des sacs aussi mais une double protection n’est pas de refus et ne prenez pas des choses inutiles, ce sont des humains qui vont porter tout ça). Et vous aurez votre petit sac à dos pour la journée : faites en sorte qu’il pèse moins de 7kg environ avec votre camel bag, bouteille d’eau supplémentaire, snacks pour la journée, caméra et batteries, coupe vent imperméable, indispensables tels que mouchoirs, écouteurs, baume à lèvre, crème solaire, etc.
Les indispensables :
Vêtements techniques (respirants, chauds, coupe-vent et surtout vraiment imperméable selon la saison)
Doudoune pour le sommet
Bonnes chaussures de randonnée déjà portées + petites chaussures de rechange ou sandales pour le soir
Gants, bonnet, couvre cou
- Bâtons de marche
Lampe frontale (OBLIGATOIRE pour l’ascension finale)
Lunettes de soleil + crème solaire
Sac de couchage grand froid et matelas gonflable (selon les agences)
Focus MAM
Le mal des montagnes peut être votre pire ennemi pendant l’ascension et spoiler alert : personne n’est immunisé ! Vous pouvez être très sportif, marathonien et l’avoir, tout comme vous pouvez être un gros fumeur et ne pas l’avoir. C’est simplement votre corps qui réagit au manque d’oxygène avec l’altitude. Les symptômes principaux sont : maux de tête, nausées, fatigue intense, perte d’appétit et vertiges. Mais on peut adopter des réflexes simples pour l’éviter au maximum : monter doucement, même si on a l’impression que c’est simple (c’est un trek sur plusieurs jours je vous rappelle), boire beaucoup d’eau, bien dormir, prendre du temps pour s’acclimater et bien écouter son corps.
Certains prennent du Diamox pour aider contre le MAM mais faites le seulement après avoir eu un avis médical en France car ce n’est pas anodin ! Mon guide m’a raconté que ça pouvait dissimuler les symptômes alors que le corps souffre énormément en cachette, il ne faut pas jouer avec sa santé en haute altitude.
Ne jamais ignorer les symptômes : redescendre n’est pas un échec, c’est une décision responsable.
Mettre toutes les chances de son côté
S’entraîner avant : pas besoin d’être un athlète mais une bonne endurance aide énormément. Randonnée, cardio ou encore escaliers, tout ce qui habitue ton corps à l’effort long.
Bien choisir sa voie : certaines routes sont plus progressives (et donc avec plus de chances de réussite). Plus c’est long, plus tu t’acclimates.
Le plus dur ? honnêtement, le mental. Le sommet se joue beaucoup dans la tête, surtout lors de la montée de nuit, dans le froid et la fatigue. Il faut accepter à l’avance qu’on va en chier !
Les erreurs à éviter : aller trop vite, ne pas boire assez, négliger son sommeil, vouloir “prouver quelque chose” au lieu d’écouter son corps.
Mon conseil après l’avoir fait moi-même c’est : avance lentement, respire et répète-toi “pole pole” (doucement, en swahili).
J’espère que cet article complet et mon retour d’expérience aura pu vous être utile dans la préparation d’une ascension du Kilimandjaro, le toit de l’Afrique. Une aventure challengeante mais surtout inoubliable et humaine que je vous recommande de faire dans votre vie 🤍

