Le Botswana, avec ses vastes étendues de nature préservée et ses paysages à couper le souffle, est une destination rêvée pour les amateurs de road trip. Que vous soyez apprenti aventurier ou passionné de safaris, ce pays d’Afrique australe offre un éventail d’expériences uniques. Que faire au Botswana ? Et bien dans cet article, je partage tous mes conseils pratiques et un itinéraire complet pour découvrir les trésors cachés de ce beau pays d’Afrique.
Je vous donne les localisations des lieux exactes sous cette forme ( gps -6.27153, 14.22531 ). Pour retrouver ces lieux, copiez simplement la partie en gras et collez là dans votre gps ! Les prix sont donnés à titre indicatifs mais le taux de change et l’inflation étant variable, je ne peux garantir de leur véracité dans le temps.
LE BOTSWANA | SOMMAIRE
(Cliquez directement sur un chapitre pour y accéder ou faites défiler l’article en entier pour tout lire.)
FICHE D’IDENTITE
FORMALITÉ & VISA
FRONTIÈRE TERRESTRE
PRÉPARER SON VOYAGE
DELTA DE L’OKAVANGO
MAUN
MOREMI NATIONAL PARK
CHA CHA METSI
MAKGADIKGADI PANS, DÉSERT DE SEL
ELEPHANTS SANDS
CHOBE NATIONAL PARK
GABORONE
KGALAGADI KTP
CENTRAL KALAHARI CKGR

| Fiche d’identité
- Le Botswana possède des frontières avec la Namibie, le Zimbabwe, la Zambie et l’Afrique du Sud.
- Il y a environ 2,4 millions d’habitants avec une densité de 4 habitants/km2.
- Sa capitale est Gaborone.
- La langue principale est l’anglais mais il y a de nombreux dialectes locaux.
- Le pays a pris son indépendance en 1966 après une colonisation par le Royaume-Uni.
- C’est l’un des pays les plus stable d’Afrique, souvent classé au premier rang des pays africains en matière de gouvernance et de transparence
- Sa monnaie est le Pula : 1€ = 15 P
- VISA : le visa n’est pas obligatoire pour rentrer au Botswana, plus d’informations dans la section suivante.
- ASSURANCES : Bien penser à souscrire à une assurance voyage avant de partir pour être bien couvert en cas de problèmes. Je vous conseille de vous rapprocher de l’assurance “Cap Assistance 24h/24” de Chapka Assurances, qui vous couvre pour les séjours jusqu’à 90 jours partout dans le monde, rapatriement et assistance complète incluse. En passant par ces liens vous avez 5% de réduction. Et si vous êtes en tour du monde ou long voyage, le “Cap Aventure” sera votre meilleure option !
- TELEPHONE : Vous pouvez acheter une carte SIM à votre arrivée pour avoir internet ou passer des appels. Ça marche bien avec Mascom, Orange ou encore BTC. Le réseau est plutôt bon mais il y a aussi de grandes zones sans aucune ville pendant des heures donc dites vous qu’au milieu des parcs il sera difficile d’avoir internet.
- VACCINS : aucun vaccin n’est obligatoire au Botswana. Certains sont recommandés comme l’Hépatite A et la fièvre jaune.
| Comment se rendre au Botswana ? Formalités & visa
Pour rejoindre le Botswana depuis la France il n’existe pas de lignes directes. Mais il y en a plusieurs avec escale comme Qatar Airways, Ethiopian Airways ou encore Swiss. Comptez environ 850€ l’aller retour (hors vacances – il est préférable d’atterrir à Maun plutôt qu’à Gaborone pour découvrir le pays).
Avant de partir là-bas, sachez qu’il n’y a pas besoin de visa pour rentrer au Botswana ! Vous avez droit à 90 jours gratuitement.
| Passer la frontière terrestre pour le Botswana
Si vous arrivez de Namibie ou de Zambie par exemple, voici comment se passe l’entrée dans la pays par la route. Il y a un premier arrêt sanitaire où ils regardent le passeport, selon les endroits ils prennent notre température, nous demandent de marcher sur un tissu désinfectant et de rouler dans le même produit pour la voiture (le Botswana fait très attention aux maladies). Puis l’immigration, on nous demande combien de temps on souhaite rester (on a droit à 90 jours mais si on demande moins, on nos donne moins).
Une fois le passeport tamponné il faut gérer la voiture avec les douanes : il y a un pack qui inclut l’assurance, la road taxe et l’importation temporaire du véhicule pour 390 pula (26€). On peut payer en monnaie locale ou en CB et on nous donne en échange un reçu officiel avec le détail des prix (à conserver sur soi en cas de contrôle).
Attention, il est officiellement interdit d’importer des légumes ou de la viande crue au Botswana, selon les frontières ils peuvent contrôler et confisquer mais ce n’est pas systématique. Dans les villes juste après les frontières il est possible de faire le plein, retirer de l’argent (pas de frais local avec la FNB) ou encore acheter une carte SIM (Mascom, BTC et Orange sont tous très bien).

| Préparer son voyage au Botswana : les questions essentielles
– Quels vaccins et précautions médicales dois-je prévoir ?
Vérifiez que vos vaccins de base sont à jour et envisagez un traitement contre le paludisme si vous visitez des zones comme le delta de l’Okavango en saison des pluies. Une trousse de premiers secours et une bonne protection contre les moustiques (vêtements couvrants, sprays répulsifs) sont également indispensables.
– Quand faut-il partir pour profiter au mieux du Botswana ?
La meilleure période pour visiter le Botswana va de juin à septembre, pendant la saison sèche. C’est à ce moment-là que les animaux se rassemblent autour des points d’eau, offrant des opportunités de safari exceptionnelles. Le reste de l’année le pays est évidemment visitable mais certaines zones peuvent être inondées ou difficilement accessibles.
– Comment se déplacer au Botswana ?
Un 4×4 est incontournable pour explorer les parcs nationaux et les zones reculées, surtout pendant la saison des pluies (de novembre à avril), où les routes peuvent devenir difficiles.
– Dois-je réserver mes hébergements et activités à l’avance ?
Oui, en particulier si vous voyagez pendant la haute saison touristique. Les lodges et campsites dans des zones populaires comme le delta de l’Okavango ou le parc national de Chobe sont souvent complets des mois à l’avance. Pour les plus petits établissements ou lors des saisons moins touristiques, il n’y a pas besoin.
– Que dois-je emporter dans mes bagages ?
Privilégiez des vêtements légers mais couvrants pour vous protéger des moustiques et du soleil, une lampe frontale pour les campements, une paire de jumelles pour observer la faune, et des équipements adaptés à un environnement sauvage.
| Le Delta de l’Okavango (côté ouest)
Le delta de l’Okavango est l’un des trésors naturels les plus fascinants de la planète. Niché au nord-ouest du Botswana, ce joyau unique est une oasis d’eau et de vie au milieu du désert aride du Kalahari. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il s’étend sur environ 15 000 km² et constitue l’un des rares deltas intérieurs au monde, où les eaux du fleuve Okavango se dispersent sans jamais atteindre la mer. Ce labyrinthe de lagunes scintillantes, de canaux sinueux et d’îles verdoyantes abrite une biodiversité spectaculaire.
Ça a été notre première destination en rentrant au Botswana depuis la Namibie pour notre road trip en 4×4 aménagé !
Direction le nord du Delta par le côté ouest, en chemin, on s’est arrêté pour bivouaquer : suivre la piste qui commence aux coordonnées GPS -18.838647, 22.22922 pour rejoindre un endroit merveilleux. Attention si vous avez un gros fourgon ou un camion : la piste est étroite par endroits. Un bon 4×4 est nécessaire, ou au moins la possibilité de dégonfler et regonfler les pneus à cause des passages de sable profonds. Il y a environ 4 km de piste le long de la barrière avant d’atteindre notre point de campement. Selon la saison, on peut être bloqué plus tôt à cause des eaux de l’Okavango qui débordent. Soyez prudents et vérifiez la météo.
On a choisi d’aller jusqu’au bout pour être près de l’eau et espérer voir des éléphants. Sur la piste, avant même d’arriver, on en a aperçu qui marchaient vers le delta. Au coucher du soleil, on en a vu une dizaine passer ! C’était magique. Le lendemain, vers 8h, on a observé une grande famille d’une quinzaine d’éléphants, avec beaucoup de petits. C’était fou. On est restés toute la journée sur notre spot et on les a revus au coucher du soleil.
Puis vers 21 heures, on a aperçu deux silhouettes dans la nuit, éclairées par la lune à moitié pleine. En allumant la lampe torche, on a bien vu que c’était des éléphants. Puis on a entendu des bruits à côté de nous ; une quinzaine d’éléphants mangeaient tranquillement les arbres. Un s’est même approché à une vingtaine de mètres du 4×4. C’était impressionnant mais on savait qu’on n’était pas en danger tant qu’on ne les gênait pas et qu’on ne bloquait pas leur passage. Pendant ces 48 heures, on s’est sentis en pleine déconnexion, avec l’impression d’être en territoire d’éléphants, à devoir faire attention pour les observer dans leur habitat naturel.

On a roulé jusqu’à Shakawe, la dernière grande ville du coin (ou la première si vous arrivez depuis la Namibie, au nord). Ici il y a une station Shell pour faire le plein de carburant et d’eau, un supermarché et une boutique de téléphone. Si jamais vous avez besoin, il y a aussi c’est bon mécanicien et d’autres petits commerces. Pour rejoindre l’autre côté de l’Okavango depuis la ville, on peut désormais prendre un pont flambant neuf (et gratuit). Il y a encore quelques années il fallait prendre un bac, mais c’est désormais terminé.
Selon la saison où vous y êtes, l’Okavango pourrait être assez petit ou vraiment très large. C’est toute la beauté et la diversité de ce paysage ! En passant sur le pont on a aperçu un gros troupeau d’hippopotames dans l’eau. Ça annonçait déjà la couleur pour la suite. On s’est ensuite dirigé vers un spot un peu au hasard qui finalement aura été une merveilleuse découverte (de ce côté du Delta il n’y a pas de goudron mais ça roule assez bien). On a quitté cette piste aux coordonnées GPS -18.412808, 22.028017 pour rejoindre un premier point aux coordonnées GPS -18.419666, 22.024495 (on voit très bien les traces sur Google Maps). Finalement bonne surprise, comme c’est la saison sèche, les traces continuent pour se rapprocher du lit de l’Okavango.
C’est comme ça qu’on s’est retrouvé juste au bord de l’eau, sur un spot absolument magnifique ! Quelques locaux passent par ci par là pour venir récupérer des herbes sèches de l’autre côté de la berge. On y a finalement passé deux nuits tellement c’était bien. Il y avait une très bonne connexion internet, et on a entendu plusieurs fois les bruits d’hippopotames de l’autre côté de l’eau. Coordonnées GPS du spot : -18.426561, 22.023016 Pendant la saison des pluies je pense qu’il est impossible d’aller au bout de la piste car l’eau recouvre une grande partie de cet endroit.


On a continué la découverte de la région en allant un petit peu plus au sud. En route, on a rencontré une famille de Botswanais qui nous a proposé de rester dormir chez eux avec notre 4×4. C’est comme ça qu’on a rencontré Boinelo, une dame incroyable ! On a passé beaucoup de temps à discuter sur le pays puis on est allé se balader au bord de l’eau. Lorsque le papa est revenu de la pêche, il nous a offert deux poissons frais à manger le soir même. On a passé la soirée au coin du feu à faire griller nos poissons tout en continuant de discuter. Les gens sont adorables au Botswana, n’hésitez jamais à aller vers eux !
Le lendemain, le papa nous a invité à aller faire une petite balade sur l’eau dans son bateau traditionnel, un mokoro. Rendez-vous à 8h du matin avant que les grosses chaleurs n’arrivent, pour se balader sur les canaux de l’Okavango. C’était absolument génial. On a passé encore un bon moment avec la famille avant de reprendre la route vers le nord. Au bord de l’Okavango il y a plusieurs agences qui proposent des tours en mokoro. Nous on a eu la chance de le faire avec des locaux mais je vous conseille vivement de le faire dans tous les cas !

On a décidé de ne pas aller plus au sud car on voulait prendre davantage de temps dans l’est du pays. En continuant la piste autour du Delta on serait arrivé en plein coeur du parc de Chobe, mais ça n’allait pas pour notre itinéraire. Cette piste peut être très chouette à faire mais attention, elle n’est praticable qu’en saison très sèche et pour savoir si c’est possible d’y passer ou non il faut se rendre au dernier village, Gudingwa, et demander aux locaux. Pas possible de rejoindre directement Maun par là.
Retour à Shakawe, nous prenons une femme et ses deux bébés en stop. Ici il n’y a quasiment aucun transport en commun donc si vous avez de la place, n’hésitez pas à prendre les gens avec vous ! On refait le plein de nourriture au supermarché puis on va se poser à un dernier spot dans le Nord de l’Okavango. Facile d’accès, vous pouvez aller plus ou moins loin selon les pluies. On traverse le village de Kajaja puis on prend une piste sans difficulté pour arriver en pleine nature (gps -18.65439, 22.10624 ). Pas mal de crottes d’éléphants mais cette fois, on n’en a pas vu ! Par contre on a vu un crocodile pendant la nuit au bord de l’eau donc vaut mieux se poser un peu plus loin.

| Maun (prononcer Ma- oune)
Maun est la seule grande ville des environs. Si vous avez besoin de faire du stock, faites-le ici ! Notamment si vous partez pour quelques jours dans les parcs nationaux. Le plus important, c’est de faire le plein de carburant (et de vos jerrycans si vous en avez). Il y a tout ce qu’il faut dans la ville : des supermarchés, des distributeurs, des garagistes… Sinon, il n’y a pas grand chose à faire. C’est surtout un point de départ pour différents endroits du pays.
Il y a plusieurs hôtels dans la ville et sinon des campings et des lodges dans les alentours. Nous on a eu l’occasion d’être invité dans la ferme de Séverine et Morgan, à Semowi ! Un petit coin de tranquillité au bord de l’eau. Pour y accéder il faut quitter la route principale au niveau de Matsaudi puis suivre les panneaux « Semowi ». Vous savez, en Europe, quand on va dans un zoo et qu’on voit des animaux dans des enclos ? Eh bien là c’est exactement l’inverse. La nature est tout autour, et c’est la ferme qui est clôturée. On est vraiment sur le territoire des animaux, principalement des éléphants et des hippopotames.
Ici il est possible de camper avec son véhicule. Il y a pour le moment trois emplacements avec accès à des sanitaires (en super bon état) pour 25$ la nuit par personne. Il y a aussi trois tentes bien équipées avec vue directe sur l’eau pour environ 100€ la nuit. Que vous soyez en camping ou en tente, vous avez accès au « deck », un grand espace commun en bois avec une vue absolument incroyable sur l’eau et très souvent sur les hippopotames. On a passé beaucoup de temps là-bas pour observer les environs et travailler avec une vue plutôt sympathique.

| Moremi National Park
La route depuis Maun se transforme rapidement en piste. On aura mis environ 3h pour atteindre l’entrée sud de Moremi. Avant même d’arriver dans le parc vous pourrez déjà observer des animaux ! On a vu plusieurs éléphants et girafes très proches de nous. Le parc ouvre officiellement au lever du soleil, mais il n’y aura pas forcément tout le temps quelqu’un. Il faut patienter devant la porte ou alors essayer de trouver la personne en charge pour vous enregistrer. On vous demandera de remplir un carnet avec vos informations puis de payer pour récupérer un ticket selon le nombre de jours que vous souhaitez rester dans le parc. Ça coûte environ 20€ par personne pour les étrangers + 5€ pour une voiture étrangère.
Les campings à l’intérieur du parc coûtent très cher, comptez 50$ par personne (alors qu’ils ne sont pas exceptionnels). Sinon vous pouvez rentrer tôt dans le parc et en ressortir au coucher du soleil (faites juste attention au timing). Si vous passez deux journées pleines dans le parc c’est top (avec une nuit ou non dedans). Il y a plein d’endroits pour observer les animaux, mes préférés sont autour de « black pools » (on y a vu plein d’espèce dont des lionnes!), « Xini Lagoon » (on a croisé des voyageurs qui ont vu des lycaons et même un léopard mangeant une proie dans un arbre ! Tout est une question de chance), « Third Bridge » ou encore « Botomateau Track« .
Attention vers ce dernier coin c’est très sauvage, au bout d’un moment on a dû traverser une rivière qui était bien profonde (au tout début de la saison des pluies). On a finalement traversé plusieurs bouts de rivière de plus en plus profonds donc ne vous lancez pas là-dedans si vous êtes novices en 4×4.


On a réussi à rejoindre la piste principale pour terminer la boucle vers Third bridge et Mboma island puis on s’est dirigé vers le camping de Xacanaca en passant par Jesse’s Pool. Les campings sont souvent notés complets à la base car de grosses agences achètent les espaces en avance. Mais vous pouvez tenter d’y aller en dernière minute, on a fait ça, il restait plein de place et on a pu négocier 50$ pour deux.
On a commencé notre deuxième journée de safari dès le lever du soleil et au bout de quelques minutes à peine on est tombé nez à nez sur deux lionnes. On a pu se poser à littéralement deux mètres d’elles, c’était incroyable. Puis on a pris la direction du nord en passant par plusieurs petites pistes secondaires jusqu’à atteindre Khwai. On a à nouveau vu beaucoup d’animaux (la faune au Botswana c’est vraiment incroyable). Depuis Moremi on peut rejoindre Chobe par les pistes ou alors faire une boucle pour retourner sur Maun. C’est ce qu’on a fait ! Sachez qu’autour de Khwai vous n’êtes plus dans le parc mais comme il n’y a pas de barrières, il peut y avoir plein d’animaux.

On a fait deux nuits en « sauvage » dans le coin. Faites attention une fois la nuit tombée car c’est le territoire des animaux. On a vu un lion passer au loin au coucher du soleil le premier soir. Et le lendemain on a vécu l’une des aventures les plus folles de notre voyage. Une fois la nuit tombée, on s’est enfermés dans le véhicule, parce qu’on était vraiment en pleine nature sauvage. Et on a bien fait. En fin de soirée, on a entendu des éléphants passer tout près du 4×4. Puis, vers 3h du matin, on a été réveillés par des hurlements et des cris d’animaux qui se rapprochaient de plus en plus. Au début, on ne savait pas de quel animal il s’agissait, jusqu’à ce qu’on entende clairement une proie se faire dévorer à quelques mètres de nous.
On a alors pris nos lampes pour éclairer autour. Et là, on a vu plusieurs paires d’yeux briller dans la nuit : des hyènes en train de manger. Elles se sont approchées petit à petit du véhicule. Elles ont continué à rôder autour, parfois très près, et on a pu bien les observer. C’était à la fois impressionnant et un peu flippant !
| Cha Cha Metsi & Ride Botswana
Alors qu’on pensait quitter la ville pour rejoindre l’est du Botswana on a finalement eu une invitation surprise qui a chamboulé nos plans, direction Cha Cha Metsi ! Il faut savoir qu’au Botswana il y a une grande part de tourisme de luxe avec beaucoup d’endroits qui valent le coup mais qui ne sont pas donnés allant de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros la nuit. On a été super chanceuse d’être invitées par Clyde, le propriétaire, de par mon travail.
Le Lodge est perdu dans les méandres du delta de l’Okavango. C’est tellement apaisant. Dans cette partie protégée du delta de l’Okavango, tous ces établissements de luxe ont des concessions pour un certain nombre d’années, ces terres ne leur appartiennent pas. Il y a des codes à respecter et surtout le plus important est de construire des structures qui sont totalement démontables. Le Lodge est composé d’une tente commune principale avec vue sur les hippopotames où on peut se poser, et se relaxer avec une chouette vue. Puis il y a 4 tentes : deux doubles et deux familiales.

Quand on réserve à Cha Cha Metsi on a le logement mais aussi la nourriture incluse et l’accès à différentes activités. Notre première a été de partir en game drive. Pour ça, réveil à 5h du matin, petit déjeuner rapide et à 6h au lever du soleil on était en voiture (un Land Rover) pour chercher les animaux. Les lumières étaient magnifiques ! On a pu voir des zèbres, des éléphants, des girafes, et puis au bout d’un moment on voit des animaux sortir en courant d’un Bush. Notre guide nous dit que ça n’est pas pour rien, il doit y avoir un prédateur par là ! Ça n’a pas manqué, on est tombé sur deux lionnes et tous leurs petits lionceaux, c’était incroyable !! On est retourné les voir l’après-midi, ils étaient en dehors des buissons c’était vraiment fou.
Le lendemain matin on a pu faire de nouvelles activités : une balade à cheval dans le delta pour moi et un walk safari pur Charlie. Je suis partie avec Ride Botswana qui ont des chevaux à différents endroits du pays pour proposer des balades. On est parti pour quasiment trois heures de balade à la fraîche le matin c’était tellement bien ! On a traversé plusieurs bras du delta, et s’approcher des zèbres, des girafes ou encore des buffles. Charlie de son côté est parti à pieds pendant deux heures, ils ont vu des girafes, des zèbres, des antilopes et des gnous très proches. Pour terminer notre séjour à Cha Cha Metsi, on a fait une balade en mokoro au milieu des hippopotames, super impressionnant !



| Le désert de sel du Botswana (Makgadikgadi & Sua Pan)
Direction l’est du Botswana pour aller dans la région des pans, les déserts de sel. Ils ne sont traversables qu’en période de saison sèche donc renseignez vous bien pour ne pas finir complètement embourbé ! La topologie des pans est un peu compliquée à comprendre quand on regarde une carte mais je vais vous partager les points par lesquelles je suis passée. En arrivant depuis Maun j’ai fait un premier arrêt pour traverser Rysana Pan, un petit désert de sel. J’ai pris la piste qui part d’ici -21.294836, 25.164233 pour me poser vers ici -21.209348, 25.139439 c’est clairement l’un des plus beaux nightspot de mon voyage en Afrique ! Après une jolie nuit sous les étoiles j’ai roulé directement sur le pan et c’était incroyable, il était complètement sec et totalement blanc. Une sensation de dingue !

Le lendemain, direction Mmatshumo où l’on peut payer les droits pour camper à Kubu Island (ne pas oublier de le faire si vous voulez rester là-bas car pas toujours possible de payer sur place, environ 15€ pour la nuit avec les taxes). Une fois le village passé on quitte le goudron pour commencer la piste. Le début n’est pas le plus agréable, on traverse une forêt avec pas mal de tôle ondulée. Il y a environ 50km entre le début de la piste et Kubu Island. Quelques points à noter : la plateforme d’observation -21.100373, 25.655651 / un bout de piste superbe quand c’est bien sec -21.0548, 25.64411 jusqu’à -20.987181, 25.623863 / bifurcation vers Kubu (indiquée) -20.933462, 25.66845 / Kubu Island -20.894042, 25.822974 .
Encore une fois, attention à où vous roulez. Aucun soucis quand c’est sec mais après les premières pluies soyez très prudents si vous voyez des zones plus sombres. On peut vite perdre le contrôle quand ça glisse. Une fois sur Kubu Island sachez qu’il n’y a aucune infrastructure. On paye juste pour le cadre et pour l’expérience mais il ne faut pas s’attendre à plus, ça soutient surtout les communautés alentours. Il est totalement possible de traverser le Pan sans dormir à Kubu et du coup sans payer la nuit (il suffit de faire du camping sauvage quelque part). Le meilleur spot pour Kubu est à mes yeux l’emplacement 6 : -20.88917, 25.824179 . La vue est tellement dingue ! Un garde fait le tour le soir pour vérifier les permis. Le coucher de soleil et la nuit étoilée étaient à nouveau incroyables.
Le lendemain on a continué la route vers le nord pour traverser totalement le pan. On a d’abord rejoint la piste qui traverse à nouveau la forêt -20.780363, 25.733204 on pouvait continuer cette piste tout du long mais la beauté du pan est de pouvoir rouler dessus ! Du coup on a trouvé une piste pour rejoindre le pan vers Tamaku -20.667483, 25.831812 et trouver les traces vers -20.666673, 25.849089 qui continue tout du long vers -20.421004, 25.896278 . Suivez les traces existantes, gardez le cap et surtout éclatez vous dans ces paysages totalement dingues ! On a continué la piste vers -20.316013, 25.935373 (où on quitte le pan à proprement parlé) pour rejoindre le goudron vers -20.17795, 26.022392 . Entre Kubu Island et le goudron ça a quand même pris 3 bonnes heures pour quasiment 100km (et il faut rajouter les pauses photos). Si vous continuez vers l’est la prochaine grande ville est Nata où il est possible de faire le plein de carburant et de courses.


| Elephants Sand
Gros coup de coeur au Botswana ! À environ 50km au nord de la ville de Nata se trouve un endroit complètement hors du temps, Elephants Sand. Un camping et lodge, construit autour d’un point d’eau où des dizaines d’éléphants sauvages viennent s’abreuver tout au long de la journée. Il y a une partie camping avec plus d’une dizaine d’emplacements et une partie lodge avec une grosse dizaine de tentes très confortables. Selon les périodes il peut y avoir du monde car il y a souvent des gros groupes qui passent par là. Vous pouvez réserver à l’avance ou arriver à l’improviste. La nuit en camping coûte environ 15$ (avec emplacement perso, coin à l’ombre, barbecue et accès aux sanitaires communs) et pour les tentes il faut compter entre 100 et 150€ par personne (sanitaires privés et repas inclus selon le package).

Les éléphants choisissent de venir ici mais ils sont totalement sauvages, ils ne sont pas nourris et il est évidemment interdit de les toucher. Ils savent simplement que c’est un endroit safe pour eux et qu’il y a toujours de l’eau. C’est impressionnant quand ils sortent du bush pour venir boire, il ne faut pas être sur leur chemin ! Parfois ils passent très proche des tentes ou des emplacements de camping. Je m’étais posée au fond, à l’emplacement à gauche des sanitaires. Je n’avais pas la vue directe sur le point d’eau par contre j’avais les éléphants qui passaient à quelques mètres de mon 4×4 c’était fou.
Pour observer les éléphants en toute sécurité et de très proche on peut aller à l’espace commun où se trouve la réception, le restaurant et le bar, la piscine et des endroits pour se poser. Quand on est là on se trouve à seulement quelques mètres du point d’eau et c’est très impressionnant ! J’ai passé des heures et des heures à les observer depuis là, ils venaient par dizaines. Evidemment ce n’est pas sur commande donc il peut y avoir des moments où ils sont nombreux et d’autres un peu moins, surtout en période de pluies où ils ont vraiment la possibilité de boire partout dans la brousse. J’ai trouvé ça fou de pouvoir camper aussi proche des éléphants et je pense que les photos parlent d’elles-mêmes.

| Chobe National Park
Je termine ma boucle au Botswana en allant à Kasane. Depuis ici on peut se rendre vers le Zimbabwe, la Zambie et la Namibie. Pour le Zimbabwe il faut aller vers l’est, pour la Zambie il faut aller vers le nord et traverser le pont au dessus du Zambèze et pour la Namibie il faut traverser une partie du parc de Chobe vers l’ouest. Deux options : transiter gratuitement via la route goudronnée sur environ 60 kilomètres ou payer une journée dans le parc pour prendre les pistes qui vont vers le bord de l’eau. Honnêtement Chobe « riverfront » c’est à dire au bord du fleuve, est l’un des plus beaux parcs que j’ai vu. Je parle de « riverfront » car Chobe est immense et s’étend jusqu’à Kwai, je vous en parle juste après. L’entrée dans le parc coûte environ 20€ pour un étranger et il faut rajouter environ 5€ pour une voiture (payable en cash ou CB, on a un reçu).
Pour découvrir le parc mon meilleur conseil est de suivre au maximum les pistes qui longent le fleuve, c’est là où il y a la plus grande concentration d’animaux qui viennent s’abreuver ou profiter de l’air un peu plus frais. Il y a de nombreux points de vue, l’important est d’aller doucement et de bien observer autant les rives d’un côté que les buissons de l’autre. J’ai eu la chance d’observer de nombreux éléphants, girafes, zèbres, hippos, lions et j’ai eu un moment super privilégié pendant une heure toute seule avec un léopard qui venait de tuer un babouin ! Comme d’habitude c’est la nature donc ça n’est jamais pareil, il peut y avoir beaucoup d’animaux comme le contraire, mais prenez votre temps dans le parc. Je suis entrée côté est à Sidudu Gate et ressortie à l’ouest à Ngoma Gate. C’est aussi largement possible de faire une boucle pour revenir sur ses pas.

À Ngoma se trouve le passage de frontière pour rentrer en Namibie au niveau de la bande de Caprivi. Sinon vous pouvez aussi rejoindre la route bitumée qui se transforme rapidement en piste pour rejoindre l’autre partie de Chobe. De Ngoma à Kachikau c’est bitumé puis de Kachikau à Ghoha Gate c’est 50km de piste (en plus ou moins bon état selon les saisons). A ce moment-là vous n’êtes pas dans le parc, il n’y a rien à payer en revanche vous êtes sur un territoire sauvage donc attention quand vous sortez de la voiture ! J’ai vu des traces de lion sur la piste et j’ai croisé des éléphants et des buffles. Il y a quelques campings pour se poser et aussi quelques spots sauvages (mais attention si vous faites ça, une fois qu’il fait nuit ne sortez plus de votre voiture!).
Cette partie de Chobe commence officiellement à Ghoha Gate (où on paye son entrée, mêmes prix qu’à Chobe Riverfront) et se termine au sud à Mababe Gate. Environ 100km de piste assez sableuse par endroit, pas de grande difficulté en 4×4 mais selon les saisons ça peut être plus profond. Si jamais, n’hésitez pas à dégonfler un peu les pneus pour être plus à l’aise. Le début et la fin de la piste ne sont pas dingues, le plus intéressant est Savuti et ses alentours. On peut d’ailleurs y camper pour rayonner dans le coin ! Moi je ne voulais que traverser le parc, comptez 3h de conduite pure et ajoutez à ça les pauses si vous voyez des animaux. Une fois sortie à Mababe on peut continuer vers Maun (130km) ou rejoindre Khwai (40km) puis Moremi (je vous laisse revenir en arrière dans l’article pour les infos là dessus).

| Gaborone, la capitale
Gaborone est la capitale du Botswana, elle est moderne et paisible et offre une ambiance qui contraste avec l’agitation des grandes métropoles africaines. Bon soyons honnêtes, ce n’est pas une ville dans laquelle on reste très longtemps, mais si vous passez par là voici quelques conseils ! En ville, on peut visiter le National Museum, flâner dans les centres commerciaux comme Riverwalk ou Acre of Africa, ou encore profiter des cafés et restaurants qui reflètent la culture locale et la scène internationale grandissante. Pour prendre de la hauteur, l’ascension du Kgale Hill est incontournable : une courte randonnée qui mène à un superbe panorama sur toute la ville.
Dans les environs de la ville, on peut aller à la Gaborone Game Reserve qui permet d’observer des antilopes, des phacochères et des oiseaux dans un cadre tranquille. Ce n’est pas le parc le plus dingue du pays mais c’est toujours une chouette sortie possible. C’est aussi possible d’aller découvrir le Mokolodi Nature Reserve où on peut notamment observer des rhinocéros. Gaborone reste surtout un point de passage depuis ou vers l’Afrique du Sud.
| Le Kgalagadi Transfrontier Park (KTP)
Je n’y suis pas allée mais voici quelques infos pour le Kgalagadi Transfrontier Park (KTP), partagé entre le Botswana et l’Afrique du Sud. C’est un immense désert rouge qui attire une faune très riche : lions, guépards, oryx, suricates, chacals et de nombreux rapaces. Là-bas on roule le long des lits de rivières asséchées de l’Auob et de la Nossob, où les animaux viennent s’abreuver aux points d’eau, offrant des scènes spectaculaires, surtout au lever et au coucher du soleil. Le parc est aussi réputé pour ses paysages dramatiques, ses nuits étoilées sans pollution lumineuse et ses campements rustiques où l’on ressent la vraie solitude du désert.
Quelques infos pratiques : Les pistes sont sablonneuses, parfois profondes donc un 4×4 est indispensable surtout côté Botswana (ainsi que des notions de conduite dans le sable). Prévoyez d’être en totale autonomie pendant plusieurs jours : carburants, eau, nourriture, etc. Attention de novembre à février, les chaleurs peuvent être assez extrêmes (jusqu’à 45°C).
Accès
Côté Afrique du Sud (plus simple) : entrées principales à Twee Rivieren, Mata-Mata (vers la Namibie) et Nossob. La route jusqu’à Twee Rivieren est goudronnée.
Côté Botswana (plus sauvage) : accès via Tsabong ou Hukuntsi, mais les pistes sont sableuses et nécessitent un 4×4 obligatoire.
Hébergements
Côté Afrique du Sud : camps principaux (Twee Rivieren, Nossob, Mata-Mata) avec chalets, camping, petites boutiques et carburant.
Côté Botswana : campings beaucoup plus rustiques, pas d’infrastructures, eau non garantie → autonomie totale nécessaire.


| Le Central Kalahari Game Reserve (CKGR)
Le Central Kalahari Game Reserve (CKGR) est l’un des plus grands parcs protégés au monde et l’un des plus sauvages d’Afrique australe. Connu pour ses vastes plaines arides, ses dunes rousses et ses nuits étoilées spectaculaires, le parc abrite une faune très dense. Comme pour le KTP et même d’autant plus ici, le CKGR est un parc TRÈS sauvage et qui nécessite d’être complètement autonome pour plusieurs jours. L’accès se fait uniquement en 4×4, il faut facilement prévoir au moins 1000 km d’essence, suffisamment d’eau et de nourriture. Les pistes sont sablonneuses et isolées ; il n’y a aucun réseau téléphonique. Le camping se fait exclusivement en spots non clôturés à réserver à l’avance donc la prudence est de mise.
La meilleure saison pour l’observation des animaux est l’été austral (décembre à avril), lorsque les pluies attirent la faune vers les plaines verdoyantes, mais attention à l’état des pistes quand il pleut beaucoup. Les principaux points d’entrée / sortie du parc sont Matswere Gate à l’est, Tsau Gate au nord, Xade Gate à l’ouest et Khutse Gate au sud.

Le Botswana a vraiment été un coup de coeur pour moi, je ne m’attendais pas du tout à vivre toutes ces expériences fortes ! Tellement fortes que j’y suis retournée seule deux ans plus tard pour en profiter à nouveau (c’est pour ça que parfois je dis « nous » et d’autres fois « je »). Je ne peux que vous conseiller d’aller découvrir le Botswana et de faire un joli road trip à travers le pays. Les paysages sont à couper le souffle, les animaux omniprésents et les gens d’une telle gentillesse. J’espère que cet article de blog aura pu vous aider dans votre organisation et votre itinéraire !

